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LE PROFESSEUR. — Petit pédant.
L'ÉLÈVE. — Je suis votre élève. Maïs je vais tout vous avouer. Vous me faites rigoler, et pas du tout
Pascal.
LE PROFESSEUR. — J’admets cette hiérarchie, insolent
L'ÉLÈVE. — Lui, il est conscient et pas vous. Car il dit encore : « Les prophéties, les miracles mêmes et les preuves de notre religion ne sont pas de telle nature qu’on puisse dire qu'ils sont absolument convaincants ; mais ils le sont aussi de telle sorte qu’on ne peut dire que ce soit être sans raison que de les croire. Ainsiil y a de l'évidence et de l’obscurité, pour éclairer les uns et obscurcir les autres ; mais l’évidence est telle qu'elle surpasse, ou égale pour le moins, l’évidence du contraire ;
nommés Celtes dans leur langue et Gaulois dans la nôtre. Les {rois nations ont un idiome, des coutumes et des lois différentes. Les Gaulois sont sépatés des Belges par la Seine et la Marne, des Aquitains par la Garonne. Les plus braves de tous sont les Belges, parce qu’ils se trouvent plus éloignés de notre province et de sa civilisation, et que les marchands vont plus rarement leur porter ces objets qui peuvent amollir le courage ; enfin parce qu’ils sont sans cesse en guerre avec les Germains leurs voisins, qui habitent sur l’autre rive du Rhin. Les Helvétiens, par la même raison, surpassent en valeur les autres Gaulois ; ils sont presque chaque jour en lutte avec les Germains, soit pour défendre leur propre pays contre les Germains, soit même pour les attaquer chez eux. Le territoire des Gaulois proprement dits commence au Rhône ; il est borné par la Garonne, l’Océan et la Belgique ; s’avance jusqu’au Rhin, par le pays des Séquaniens et des Helvétiens, et regarde le septentrion. La Belgique commence où finit la Gaule ; elle s'étend jusqu’à la partie inférieure du cours du Rhin, et elle est exposée au septentrion et au levant. L’Aquitaine s’étend depuis la Garonne jusqu'aux Pyrénées, et à la partie de l’Océan qui baigne l'Espagne ; elle est entre le septentrion et le couchant. »
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de sorte que ce n’est pas la raison qui puisse déterminer
à ne la pas suivre : et ainsi ce ne peut être que la concupiscence et la malice du cœur. (Je suis concupiscent, cest de mon âge, Concupiscent à l'égard de toutes les possibilités de la vie. Pourquoi la frontière plutôt ici que là ? Et malicieux.) Et par ce moyen il y a assez d'évidence pour condamner et non assez pour convaincre : afin qu’il Paraïsse qu’en ceux qui la suivent, c’est Za grâce et non la raison qui fait suivre... » Vous êtes en état de grâce.
LE PROFESSEUR. — J ‘augure mal de votre avenir : Vous confondez l’humour avec l'intelligence.
L'ÉLÈVE. — En tous Cas, Ce n'est pas dans vos manuels que je l’aurai trouvé. Mais je voulais vous
rappeler que le commencement de la raison, c’est de Connaître qu’elle a des limites.
LE PROFESSEUR. — Vous ne faites je vous ai dit : il faut des limites.
L'ÉLÈVE. — Mais il faut savoir conventionnelles.