‹ Soeur Anne (volume 3)Chapitre 9 sur 38 · SŒUR · texte numérisé non relu

SŒUR

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IltusUn du coduv. -*- lo constance et fidëliié.

La chaise de poste qui cmmeDait Frédéric à Paris allait comme le vent. Le comte de MoDtieville voulait se hâter d'arracher son fils à ses souvenirs , et paraissait impatient d'arriver.

La route se faisait assez silencieusement :

Frédéric ne pensait qu'à sœur Anne : son père rêvait au moyen de rendre son fik raisonnable, et Ménard songeait à tous les mensonges que lui avait débités le faux baron polonais.

Cependant le comte n'adresse plus un seul reproche à Frédéric, il parait avoir oublié tous

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ses sujets de mécontentement; etMénard,^ qui craint toujours les regards sévères de M. de MontreviHe , parce qu'il sent bien que sa conduite n'a pas été exemplaire , commence à respirer plus librement , et à se permettre de lever le nez.

On arrive à Paris. Avant que M. Ménardne prenne congé du comte , Frédéric trouve l'occasion de lui parler en particulier, et lui deroandedes nouvelles de Dubourg.Ménard garde un moment le silence. Il se pince les lèvres comme quelqu'un qui ne sait pas s'il doit se fâcher; enfin il répond d'un air qu'il veut rendre malin. <(C'e8t de M. le baron de Potoski » que vous désirez avoir des nouvelles? — Du ii baron, de Dubourg , nommez-le comme vous » voudrez. ... — Ma foi , Monsieur, je pourrais »le nommer un peu impertinent pour tous les » contes qu'il m'a débiles... se dire palatin.... )) — Allons, mon cher Ménard, oubliez tout » cela.. . . — Et sa tabatière du roi de Prusse ! . . . » — C'était une plaisanterie ... — Ah ! c'est sur- » tout ce tokey de la cave de Tékély sur lequel »je comptais... — Songez que j'ai eu autantde

9 torts que lui en l'autorisant à vous tromper. . . » — C'est ce qui me ferme la bouche, mon- )) sieur le comte; d'ailleurs , sans son étourde- » rie et sa passion pour le jeu , ce serait un )) homme de mérite. Il est instruit, il connaît » ses classiques.... — Mais enfin qu'est-il de— )) venu ?. . . . où Tavez-vons laissé. . . Je l'ai laissé )) faisant Hippolyte et venant me chercher pour » entrer en scène. ï)

Frédéric ne comprenant rien à cela,Ménard lui explique les aventures de la petite ville , dont tout autre que le jeune comte aurait ri ; mais celui-ci entend seulement que Duboui^ est resté dans un grand embarras , et ne prévoit pas quand il pourra le revoir, ce qui le chagrine i>eaucoup, car il voudrait envoyer Dubourg près de sœur Anne pour calmer les inquiétudes de la jeune fille et lui donner de ses nouvelles.

Le comte deMontreville a congédié M:Ménard , en lui donnant une somme raisonnable, non pas pour la manière dont il a veillé sur son fils pendant son voyage , mais pour le temps qu'il a perdu. Ménard ?a dire adieu à son cher

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