SCÈNE XX
HERVEY et PAUL DESVERSINS.
HERYET.
£h bien, Paul?
PAUL DESYERSIffS.
Adolphe, si ce que ces gens ont osé dire toutà rheure....
IBRYRT.
Tais-toi ! — Je ne yeux pas un mot de plus
sur ce point. — Crois-moi bien, Paul!
alors même que de la fange de ces mœurs il pourrait jaillir yers nous une éclaboussure, je ne sais pas donner, reprendre, et redonner encore mon estime. Un doute ne m^effleurerait pas ; il me tuerait si je pouyais douter d'Henriette. Je ne te questionne pas ; je sais à mon Henriette de la franchise et du courage. Quoi qu'il arrive, Paul, j'en ai la ferme conviction, ce n'est jamais d'Henriette que mes en fans tiendront l'exemple de la fourberie et de la lâcheté. — Laissons cela ! — Mais que penses-tu de ce Léon ?
LB8 DKUX MARIS.
PAVl BISYKBSIHS.
Je pense que nous sommes chez lui.
HBBTKT.
Je te comprends. Nous n'y serons pas une heure de plus. Cours au bureau de la poste, et que Ton nous prépare des chevaux. — A tout prix ! — C'est à deux pas. — Un mot encore!... Je m'en rapporte à toi, Paul!.... Je veux avoir ton avis... dans cette occasion... — Maurice est aveugle!... Il faut que chez lui le cœur manque d'intelligence; car ce Léon n'a rien, absolument rien de ce qui peut excuser l'estime d'un imprudent; et dès qu'on le soupçonne, on sait tout. — Le cœur me bat !... — Dois-je aller vers Maurice, dismoi, et lui révéler son malheur pour l'arracher à cette ignominie?.... — Seul tu peux me dicter ce que je dois faire.
PAUL DBsvBRsiifs, ovcc utte émotton vive.
Adolphe, je ne sais si je réponds à toute ton idée!... Mais... je m'adresserais au coupable lui-même ; non pas de vive voix.... je t'en conjure!... Cela serait mille fois plus cruel pour toi que pour ce malheureux, mais par écrit seulement ! — De cette manière,
LIS DlUX SABIS.
Adolphe, s'il lui reste une étincelle du feu qui me brûle en ce moment la poitrine, tu le mettras, crois-moi, dans la nécessité de se rendre justice à lui-même.
HERYET.
Je vais écrire ! — Mais, avant tout, Paul ! (// lut presse virement la main,) tu ne quitteras jamais tes amis, toi?...
PAUL I»ESVKRSIIfS.
0 mon Dieu !
(Il 8*échappe tout éperda.)^