GENERAUX DE DIVISION
Gauthier. — Cet officier générai a quelques talents d'ingénieur géographe. Bon pour la retraite et un
(1) Saliceti avait été membre de la Constituante, de la Convention et des Cinq-Cents. Il fut plus tard ministre du roi de Naples et périt assassiné en 1809. Très intelligent, il passait aussi pour être fort intéressé. (Sur ce personnage assez peu recomniandable, voir les Mémoires de la duches$e d'Abraiitès, I, 247.)
(2) Garrau, ancien membre de la Législative et de la Convention, avait déjà rempli les fonctions de commissaire aux Pyrénées-Orientales. Son honnôteté n'était i)as en cause, mais c'était un très médiocre commissaire! En signalant son peu de capacité (lettre du 17 frimaire) (7 décembre 1796) Clarke ajoutait : « Quelqu'incapable et quelqu'exalté que soit Garrau, je pense, citoyens directeurs, que vous ne devez pas, avant de lui permettre de se retirer dans ses foyers, le sacrifier dans l'opinion, et que sa probité et votre propre moralité exige que vous lui confiiez momentanément quelqu'emploi. » Garrau chercha d'ailleurs à se justifier vis-à-vis de Clarke : « Il faut convenir que la position de l'homme qui est en place, surtout aujourd'hui, est bien malheureuse. Il est sans cesse percé des traits envenimés de la malveillance, de l'intrigue et de la calomnie. Qu'il me tarde d'être rentré dans mes foyers et d'y vivre en paix au milieu de ma famille et de mes amis I » (Garrau à Clarke, 26 frimaire) (16 décembre 1796.)
Garrau entra peu après au Conseil des Cinq-Cents et fut, sous l'Empire, inspecteur aux revues. Exilé par la Restauration, il est mort en 1819.
bureau. Honnête homme, il est probe, il convient de lui donner sa retraite...
Macquart. — Probe, brusque, sans talents, absolument usé, il convient de lui donner sa retraite.
Casabianca. — Sans moralité, n'est bon à rien (1).
Gamier. — Il était architecte avant la Révolution. Il n'a ni talent ni moralité et n'est nullement militaire... Ses opinions passent pour fort exaltées.
Masséna. — Cet officier est très brave et a la confiance. Il a rendu de grands services. Il est utile à l'armée. N'est pas soigneux de la discipline, aime beaucoup l'argent.
Kilmaine. — Bon officier.
Augereau, — Cet officier est également très brave et a la confiance. Il passe pour avoir plus de talent que Masséna. Il est très amoureux de la discipline militaire, et s'occupe beaucoup des besoins des soldats qu'il commande. Il est très utile à l'armée et a rendu de grands services. Il aime beaucoup l'argent.
Serrurier, — Très probe, bon officier sans avoir des talents transcendants. On lui reproche d'être trop incertain et de n'avoir pas assez de confiance en lui-même ni dans les soldats qu'il commande.
Gentilly. — Lourd, n'est bon à rien.
Meynier, — N'a ni intelligence ni talents. N'a pas la réputation d'être très probe.
Vaubois. — Brave homme, sans nerf.
(1) Ceci n'était certainement pas l'avis de Bonaparte qui fit plus tard de son compatriote un comte de l'empire et lui donna la « Sénatorerio » d'Ajaccio. — Sur ce génOral, voir i'Otude sur LaconBE Saint-MicAïl, L
Sahuguet. — N'a pas assez d'activité. Cependant le général en chef se propose de l'employer de nouveau soit à Milan, soit à l'armée active. Il est en ce moment à Tortone.
Rey. — N'est encore connu à l'armée que par sa bravoure.
Dallemagne. — Bravoure et moralité. Assez bon général de division, quoique ses talents soient plutôt ceux d'un général de brigade. Il doit son avancement à ses services. Il est utile et zélé.
Chabot. — Fort actif, on le croit bon et probe.
Lespiimsse. — Très bravé homme, zélé.
Dumas. — Arrive à l'armée d'Italie. Sa réputation n'est pas bonne.
Balland. — Arrive.
Joubert. — Excellent officier. Le général Berthier dit qu'il pourra par la suite être choisi pour général en chef.
Guienx. — Très bon, on le croit probe.