TERRAINS SILICO-ARGILEUX "AOÛT
très grand intérêt à apporter soit des phosphates fossiles ou des scories de déphosphoration.
Voici la composition moyenne de ces sols :
DICO Re et loire ie OU0 49001 OU ARDULITIÉ era eme reuse de 80 à 180 Devos en nt er ri 30 à 50 GRAINE SN AGAIN. re 34 à 63 Acide phosphorique. . . . . 0,3 à 0,6
Les terres silico-argileuses des environs de Laon appartiennent aux formations Tertiaires et ont été déposées par les eaux. Leur richesse moyenne en potasse et en acide phosphorique est suffisante, mais. elles bénéficient de l'apport de calcaire.
Elles sont peu compactes, faciles à cultiver, susceptibles d’être très améliorées et de gros rendements; de même qu'un certain nombre de sols de même nature, abondants en Seine-et-Marne et en Seine-et- Oise et qui proviennent de dépôts beaucoup plus récents. Ce sont les marnages répétés et les fumures organiques qui les ont amenés à cet état de fertilité actuel, la culture des plantes sarclées s’y répand de plus en plus. Au point de vue horticole, elles sont particulièrement propres à la création de grandes cultures maraîchères; on y récolte en abondance l’Ail, l'Artichaut, les Carottes, les Choux de Bruxelles, les Épinards, les Fraisiers,les Pois, les Scorsonères, les Navets.
À Ferrières-en-Brie (Seine-et-Marne), on cultive les Pommes de terre (Desbordes) dans des terres. silico-argileuses dont voici la composition :
MOrPOrADe 20 00D:020/0Ù
Caiïlloux calcaires. 4,0 Sables nt. .0, ©: 880,0: Calcaire:03;60"0700 HS argile. 116,3
Terre fine et sèche :
A TO LES RES ES RTE USA UU TE OU ACIJe PHOSphOrIQUeE NE 0 "227 POtASSE RE CRE TUE PE PO VOIR OL CHA USA A a Tee 3,105
Les vergers sont beaux sur ces terrains ; plus le sol est siliceux, plus les pommiers y viennent vigoureusement, de même pour les noisetiers et les chàtaigniers. Les pépinières y sont belles et les transplantations s’y font facilement.
La plupart des engrais que nous avons indiqués comme parliculièrement favorables pour les terrains
siliceux, seront également avantageux sur les terres
silico-argileuses ; dans tous les cas, les fumures organiques doivent y être abondantes.
Terrains silico-calcaires.
Les terres silico-calcaires proviennent de la désagrégation de roches où le calcairé joue le rôle d'un ciment agglutinant et enrobant des grains de silice, dans certains grès par exemple. Ces sols sont peu répandus, 1ls sont assez facilement cultivables, perméables et d’une grande capacité calorifique mais par contre, brülants en été. Ils ne sont pas soumis au retrait, mais perdent rapidement par évaporation presque toute l'eau qu'ils contiennent. Au point de vue chimique, ils manquent en général de potasse et presque toujours de matières organiques, par conséquent d'azote. Ces terres bénéficient rapidement de l'apport d'engrais organiques difficilement décomposables; on peut y incorporer avec avantage et sans danger des superphosphates, du
bic
sulfate d'ammoniaque, du sulfate de fer, du chlorure et du sulfate de potassium. Pour les horticulteurs, de semblables terres seront avantageusement employées pour entrer dans la fabrication des composts.
Terrains argilo-siliceux.
L'argile masque dans ces sols presque toutes les propriétés de la silice; la présence de cet élément se révèle rapidement au toucher cependant. Ils se délaient plus rapidement dans l’eau que les sols tout à fait argileux; leur cohésion est grande et ils sont très froids au printemps. On les améliore beau- -coup en leur y incorporant de la chaux, autant que possible sous forme de marnes siliceuses. L'acide phosphorique, la chaux et la magnésie y font presque toujours défaut.
On trouve dans le midi de la France de ces terre qui proviennent de la désagrégation des roche feldspathiques primitives. Les sols qui proviennen des marnes irisées du Lias sont compacts ; presque imperméables, doués d’une grande cohésion et subissent fortement le retrait. Ils ne renferment que 0,3 à 0,4 0/00 d'acide phosphorique, mais 15 à 39 0/00 de chaux et de 1 à 8 0/00 de magnésie.
Une partie des terres de la Brie qui reposent sur un sous-sol argileux sont argilo-siliceuses. Elles appartiennent à la période de l’'Eocène. Ce sont des sols compacts où les travaux culturaux sont pénibles, qui ne peuvent être améliorés qu'après de longs efforts. Il faut les drainer, puis y incorporer des marnes siliceuses et de la chaux. Les fumiers s’y décomposent lentement et les superphosphates y donnent après les marnages de bons résultats;
d'VE
nous conseillerons d'employer dans ces terres les scories de déphosphoration.
En Sologne, les sols de cette nature sont abondants et encore moins facilement cultivables, ils sont extrêmement pauvres en acide phosphorique.
Les terrains argilo-siliceux sont parfois utilisés avec succès par la grande culture maraïichère, les Betteraves, les Choux, les Melons et les Pissenlits s’y plaisent et c’est dans ces sols que les Cognassiers, les Groseilliers, les Müriers, les Noyers et les Poiriers se développent le mieux.
En résumé, pour les améliorer, les marner, leur donner à intervalles espacés de fortes fumures de fumier, et des scories ou des phosphates précipités.
Terrains argilo-calcaires.
Ces terres ont en général une composition satisfaisante au point de vue chimique et elles sont excellentes quand elles sont modérément pourvues d'humus. Elles bénéficient toujours des engrais azotés sous toutes leurs formes, et en particulier des engrais liquides; la nitrification y est active. Les couches de calcaire bleuâtre du Lias produisent des terrains argilo-calcaires, on a pu y établir des prairies des plus productives. Cependant dans certains cas et en particulier quand le calcaire est à l’état pierreux, elles sont tenaces et plus difficiles à cultiver. On pourrait en citer des exemples en Normandie, dans cette région ces sols d'excellente qualité ont souvent pour défaut capital d’être peu épais et de reposer sur un sous-sol calcaire. Ce sont de bonnes terres pour les Pommiers et les arbres fruitiers en général ; les = Noyers etles Pêchers y viennent bien quand elles
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contiennent un peu de silice etce sont les terrains de prédilection des Artichauts, des Asperges, des Cardons, des Choux, des Fèves et des Haricots. Nous verrons plus loin comment ces sols sont utilisés par la floriculture des serres.
Terrains calcaro-siliceux.
On en rencontre assez rarement. Ces terres proviennent de la désagrégation de roches Jurassiques et surtout de l'Oolithe. Elles contiennent souvent assez d'acide phosphorique, mais manquent de potasse et d'azote combiné.
La nitrification y est très active. Pour les améliorer, il faut d'énormes fumures de fumiers; tous les engrais organiques y donnent de bons résultats.
La plupart des engrais chimiques y sont avantageux; en particulier les sels de potasse, il faudra y employer les engrais azotés organiques de préférence aux engrais azotés solubles.
La vigne peut y donner de très beaux produits de même que les Amandiers et les Abricotiers.
Terrains calcaro-argileux.
Ils sont encore plus rares que les précédents et dérivent de la désagrégation des roches calcaires contenant des strates d'argile. Le plus souvent, ils sont pierreux et ne peuvent convenir que pour une exploitation sylvicole. Leurs propriétés physiques ne sont guère avantageuses, et ils sont difficilement améliorables. Au point de vue des engrais; se servir des composés azotés solubles, des superphos-
phates ; l'emploi des sels de potasse y sera peu sou-
vent avantageux.