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Grammes Grammes MOOCLODre 18928 0e 0,00357 »
DÉDONCD IEP 1802 02 0,00253 : 0,00018 15 — ess 0,00357 0,00035 25 — MAIRE 0,00257 0,00025 18 décembre 1892 . . . . 0,00065 0, 00005 20 — AD PES 0,00451 0, 09037
Pour améliorer ces balayures de routes, il faut y incorporer de l’humus, de l'acide phosphorique de la marne ou de la chaux.
Leur usage en place de loam est peu recommandable et il est facile de constater la différence de fertilité qui existe entre ces sols et les bonnes terres de gazons. En terminant ce sujet, nous ne saurions
- trop engager les horticulteurs à se procurer des sols
gazonnés et à en faire des loams. Les résultats qu'ils obtiendront, compenseront bien vite leurs efforts et ils pourront réaliser des économies d'exploitation en employant moins de terres spéciales, fertiles il est vrai, mais aussi très coùteuses.
La terre de bruyère se présente le plus souvent, sous forme de prismes rectangulaires plats d'une dizaine de centimètres d'épaisseur. Ces prismes ont une teinte brune accentuée et une de leurs faces est garnie de nombreuses tiges de Bruyères et de Gra-
minées. On distingue plusieurs sortes de terres de bruyère : 1° terres de bruyère siliceuses ; 2° terres de bruyère de landes et terres de bruyère silicoargileuses ; 3° terres de bruyère tourbeuses.
Terres de bruyère siliceuses. — La terre de bruyère siliceuse a un aspect tout particulier. Entre les nombreux débris organiques qui lui donnent sa couleur brune, se voient des grains de silice. Le tout est maintenu et enserré par une quantité considérable de racines et de radicelles de Bruyères et de Graminées. Les espèces qui concourent à la formation de ces terres sont particulièrement les Erica scoparia, E. tetralix, E. vagans, le Calluna vulgaris et de nombreuses variétés de Carex. Dans les environs de Paris; la terre de bruyère siliceuse se trouve presque toujours sur les sables de Fontainebleau (Miocène) qui affleurent dans un grand nombre de points des départements de Seine-et- Marne, Seine-et-Oise et de-l’Oise.
La presque totalité des éléments minéraux de ces terres autres que la silice et quelquefois l’oxyde de fer, proviennent de la décomposition des tissus des plantes qui primitivement avaient crû sur le sable presque pur et qui ontcondensé dans leurs différents organes le peu de potasse et d'acide phosphorique qui se trouvait à proximité de la zone d'absorption de leurs racines. Voici à cet égard quelle est la composition de 1 kilogramme d'Erica scoparia desséché à l'air.
Dre Eau TENTE EE 20 Matière sèche. . . . . . 850,60 Malières minérales . . …« 19,05
Gr. Gr.
ATOME IN EN PEN 6,804 2Mabnésié. 7.1: 1 9820 PAS NN OU. DT O OBS MAPÉRAS MER Lu: 0582 Soude . . . .« . . 1,094 Acide sulfurique . : 1,550 Chlore . . . . . . 0,447 — phosphorique. 6,520 PC SR D ON OLICO ANSE 0 ed O0
Les Bruyères croissant sur les sables peuvent donc être considérées comme des plantes amélio- . rantes. L'humus qui résulte de leur décomposition est particulièrement riche en potasse, et permet le développement, dans la terre de bruyère ainsi formée, de végélaux ayant des exigences alimentaires beaucoup plus grandes.
Nous aurons un peu plus loin, au sujet de la formation du terreau de feuilles ; l’occasion d'étudier plus en détail le curieux mécanisme de la transformation des tissus végétaux en humus.
Les terres de bruyère siliceuses de bonne qualité se trouvent le plus souvent sur les flancs de coteaux peu boisés où l'écoulement des eaux est facile. Les meilleures se forment sous les taillis en transformation, exploités pour arriver à former dehautes futaies.
L'emploi de plus en plus répandu, et l'utilisation de la terre de bruyère siliceuse par les horticulteurs, a donné naissance à un commerce très actif. [I nous suflira pour en donner un idée, de dire, que sur la seule ligne de chemin de fer de Paris à Granville; section de Dreux et aussi de Chartres ; on transporte annuellement plus de 400 wagons cubant de 12 à 14 mètres cubes, soit approximativement 5,500 mètres cubes de terre de bruyère.
Les marchands de terre de bruyère ne peuvent en extraire dans les boiset forêts de l'Etat. Ils la parent aux propriétaires de bois, de 2 à 4 francs le mètre
cube sur place et donnent à leurs ouvriers un salaire de 0 fr. 30 à 0 fr. 40 par mètre extrait et rendu sur des chemins accessibles aux voitures. Les ouvriers arrivant sur le terrain commencent par faucher les tiges de bruyère à l’aide d'une faulx spéciale dite « faulx à bruyère ». La lame de cet outil est courte, solide et peu cintrée. Ils débarrassent ainsi le terrain ; après ce nettoyage, ils découpent des mottes de terre de 35 à 40 centimètres carrés sur 8 à 10 centimètres d'épaisseur; ceci au moyen de houes à manche court et robuste. La lame de ces houes a 20 centimètres de largeur sur 40 centimètres de longueur et est un peu cintrée. Ils détachent et soulèvent les prismes de terre de bruyère et les adossent deux à deux formant ainsi des chaînes sur le terrain. Si ce travail est exécuté sur des coteaux peu boisés, le débardage s'exécute au moyen de traîneaux grossiers mesurant 1m.60 de longueur sur 1 mètre de largeur et pouvant recevoir environ 1 mètre cube de terre.
Les tiges de bruyère sont mises en bottes et sont utilisées comme litière pour les animaux.
La terre de bruyère arrive dans les établissements d'horticulture en larges mottes. Pour l'utiliser, il faut séparer les racines et les gros débris organiques inutiles, de l’'humus fin et du sable.
Pour cela, les mottes sont placées sur une aire dure et frappées avec des outils en forme de gros crochets doubles. On frappe avec le dos de l'outil qui consiste en un gros anneau en fer forgé; la terre se sépare des racines et on retire celles-ci avec les crochets. Dans quelques cas, la terre de bruyère peut alors être de suite utilisée; pour des cultures plus délicates, il est encore quelquefois nécessaire de
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la faire passer à travers les mailles de cribles plus ou moins fins.
Certains horticulteurs (M. Paillet père, et M. Briot) avaient imaginé de remplacer le travail des ouvriers par une machine qui briserait les mottes de terre et en séparerait les racines. Plusieurs appareils furent construits mais ne donnèrent pas en pratique les résultats que l’on avait espéré. Le principe de ces machines était simple. Une trémie ne laissant passer à la fois qu’une seule motte de terre de bruvère, aboutissait perpendiculairement au-dessus d'un cylindre horizontal, armé suivant une spirale, de crocs ou dents en fer, de plus en plus longues à mesure que l’on s'éloigne de l’axe de descente de la trémie. La motte de terre resserrée entre les parois d'une boîte concentrique au cylindre et aussi ellemême armée de pointes était de plus en plus entamée par les crocs. La terre se séparait des racines, tombait entre les mailles d’un grillage qui constituait le fond de l'enveloppe et les racines étaient expulsées à l’autre extrémité. |
Nous croyons que dans les établissements importants l’utilisation d'appareils de ce genre solidement établis et mus par un moteur, donnerait de bons résultats économiques.
Le mètre cube de terre de bruyère revient y compris les frais de transport de 10 à 12 fr.; mais, l’extraction des racines cause un déchet qui n’est pas inférieur à 12 ou 15 0/0. Le prix de.ce sol prêt à être employé est donc très élevé.
La terre de bruyère siliceuse est extrêmement bien douée au point de vue des propriétés physiques. Elle s'échauffe très rapidement et possède en outre une grande capacité calorique. Très per-
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méable à l'air et à l’eau, elle est cependant susceptible de retenir et de ne pas abandonner à l’évaporation spontanée une notable quantité de liquide. Les phénomènes capillaires s'y exercent au maximum et elle est douée d’une cohésion suflisante. C’est surtout cet ensemble de propriétés physiques satisfaisantes qui a fait augmenter l'emploi de la terre de bruyère par les horticulteurs. À ce point de vue, les terreaux de feuilles seuls peuvent rivaliser avec elle.
Les propriétés physiques de la terre de bruyère se modifient rapidement ; surtout dans les cultures en pots, sous l'influence des arrosages. Elle devient de moins en moins perméable, la circulation de l'air y est de plus en plus difficile et ceci d'autant plus rapidement que la terre est plus riche en humus. Les rempotages fréquents parent à cet inconvénient mais la vieille terre doit être soigneusement mise de côté pour être utilisée lors de la formation des composts.
Au point de vue de leurs propriétés chimiques, les terres de bruyère, en général, sont moins bien partagées que pour leurs propriétés physiques. Voici une analyse de la terre de bruyère de Maurepas près d'Elancourt (Seine-et-Oise).
Eau Ne NE CP RSI oO
Densité apparente. . . . 0,532 FÉTEE AIDE 20, ae em To U DD
AzOté total 52000066 00 4Silice, Re AT ONU Acide phosphorique Potasse totale ES UD
total &i, 1 42,200 64 PotasseSvIubre Acide phosphorique CON T 0 re 10 soluble CHOEUR 32 AUTEUR ES MEME ENS ON
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| La légèreté de ce sol est frappante, on y voit du reste de volumineux débris organiques non encore décomposés. Cette terre est très riche en azote combiné. Pendant bien longtemps on à cru que cet azote organique était à tout jamais immobilisé et non susceptible de nitritier ce qui amenait à penser que les plantes de terre de bruyère avaient une aptitude spéciale à saisir dans le sol une combinaison azotée organique soluble et à l'utiliser pour leur alimentation.
Cette idée semble aujourd'hui juste en partie; mais nous avons pu montrer que la terre de bruyère qui à été remuée, préparée comme nous l'avons expliqué plus haut, et parfois arrosée avec des eaux un peu calcaires était susceptible de nitrifier.
Dans les expériences que nous avons faites, et qui n’ont pas depuis, été contestées; les terres de bruyère étaient régulièrement arrosées avec de l’eau distillée. Voici les chiffres obtenus :
AZOTE NITRIQUE | AZOTE NITRIQUE formé formé par jour par kilogramme | et par kilogramme de terre de terre
Grammes Grammes
AMOGPODre 1892 TS. 0,00309 »
5 novembre 1892. . . . 0,00119 0, 00085 15 — LAS 0,00141 0, 00014 25 — PTE LE 0,00100 0,00010 8 décembre 1892 . . . . 0,00087 0,00006 20 — FENTE 0,00354 0,00027 APIADVIET 1899 MAC ATAURN, 0,001$1 0,00008 17 février 1893. . . : . 0,01178 0,00031
La moyenne de 119 journées d'expérience à été une production de 0 gr. 000199 d'azote nitrique par jour et par kilogramme de térre de bruyère. Cette
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