ASSIMIEATION DE L'HUMUS PAR LES PLANTES
courir dans une large part à l'alimentation végétale. Il paraît d’ailleurs indispensable à la vie de cer-
taines espèces de plantes et en tous les cas son uti-.
lité pratique est telle que les horticulteurs estiment généralement la valeur d’une terre d’après sa richesse en humus. Car, indépendamment de son utilisation elle-même, il favorise l'assimilation de la plupart des substances minérales.
Il produit en effet incessamment de l’acide carbonique, immédiatement dissous dans l’eau, qui circule dans les canaux du sol. Cette solution d'acide carbonique permet la dissolution des carbonates de chaux et de magnésie ainsique celle du phosphate de chaux.
Elle désagrège les silicates doubles, facilitant ainsi la diffusion de la potasse. En outre, l’humus dissous dans l’eau à la propriété de former avec les oxydes de fer des composés solubles et par conséquent. susceptibles de servir à l'alimentation des plantes.
Au point de vue chimique, tout comme au point de vue physique, la présence de l’humus dans le sol est de la plus haute importance.
Amoindrissement de la richesse du sol en humus.
L’oxydation directe, l'assimilation parles plantes, les transformations multiples dues à des causes chimiques, les attaques microbiennes modifient incessamment l’'humus en lui faisant prendre des formes solubles et causent ainsi sa disparition du sol.
Dans un grand nombre de cas, les horticulteurs ont lieu de s'inquiéter de cette perte de matières organiques dans les terrains de production sylvicole, viticole et dans les vergers. IL faut alors apporter au sol de l’humus et faire des fumures orga-
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niques abondantes. Le plus souvent, on à grand avantage à enfouir des fumiers et ilestindispensable, sur un domaine sylvicole, d'assurer sur place la décomposition des feuilles qui tombent des arbres.
Mais souvent aussi, en petite culture, et en particulier en floriculture, la terre contient des réserves formidables d’humus et ces amas de matières organiques assurent la fertilité pour de longues années; il faut surtout dans ce cas s'attacher à conserver le sol dans un état tel que ses propriétés physiques soient peu modifiées ; ce qui assure la régularité de la circulation de l’eau et surtout de la nitrification.
La conclusion de cette étude sur l'humus est que cet élément, qui de tout temps a été hautement considéré par tous les praticiens, est le plus essentiel et le plus avantageux de ceux qui se rencontrent dans les milieux de culture artificiels et naturels. Il est possible qu’à la suite d'idées anciennes (la théorie de Liebig), des expériences agricoles de cultures de céréales sans aucun apport d'humus pendant de longues périodes aient pu donner des résultats avantageux. Mais on pourrait opposer à ces expériences de nombreuses autres, couronnées des plus grands Insuccès.
Et, en tout cas, il est absolument impossible de eiter en horticulture des tentatives de ce genre ou même encore des cultures entreprises suivant ces idées et qui auraient pu appuyer cette théorie aujourd'hui surannée de la culture sans humus, culture contraire aux enseignements mêmes de la nature.
Quand on calcine une terre quelconque, l’humus s'oxyde, brüle. Le carbone, l'oxygène, l'hydrogène
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