‹ Solution du problème de la suggestion hypnotiqueChapitre 15 sur 32 · SENSATIONS DE SOURCE EXCLUSIVEMENT PSYCHIQUE · texte numérisé non relu

SENSATIONS DE SOURCE EXCLUSIVEMENT PSYCHIQUE

Le grand dicton d'Aristote, qui a passé par les Scholasliques, et qui est encore enseigné dans les cours de philosophie.: nihil est in intelleclu quin prhcs fuerit in sensu ( il n'y a rien dans l'intellect qui n'y soit entré par la porte des sens ) est absolument faux : rien n'est plus facile que de se convaincre de ce fait; j'ai indiqué dans mon Traité et dans mes Cinq Conférences les moyens d'en reconnaître l'exactitude.

Tous les jours les hommes ( ceux surtout qui s'adonnent aux travaux intellectuels ) se donnent ou créent chez eux des sensations de source purement psychique. Quand un homme au lit, pendant la nuit, pense, compare, réfléchit et combine un plan d'affaires, un plan de campagne ou d'opérations, un plan d'architecture ou de peinture, un plan pour suivre un procès, pour inventer une machine ; en un mot quand un homme

dans cette condition s'abstrait dans sa pensée, au lieu de dormir, pour chercher la solution d'un problème ou d'un projet d'invention ou de découverte, et qu'aucun de ses cinq sens ni de ses organes internes n'envoie des impressions dans ses Couches optiques, cet homme, disons-nous, éprouve des Sensations de source purement psychique ; la cause toute psychique va directement dans le Sensorkcm sans passer par le système nerveux. Rien n'est plus facile que de vérifier ce fait : toute belle conbinaison purement mentale qu'un homme a réalisée, avant de s'endormir, en faisant travailler activement ses facultés intellectuelles, et qu'en se levant le matin, il met sur le papier par des mots, ou par des lignes ou par des couleurs, ou par des chiffres, ou par des XX, ou par des figures, cette combinaison, disonsnous, a donné lieu à une sensation à laquelle les agents physiques et le monde extérieur sont restés étrangers. C'est par un travail analogue que j'ai découvert les lois psychiques ; ces lois ne pouvaient pas affecter mes sens physiques, comme le veut le dicton en latin cité plus haut ; c'est par l'Observation intérieure que j'ai découvert les grands phénomènes psychiques que je suis en train d'expliquer. Des milliers de personnes qui, depuis vingt-six ans, m'ont entendu soit dans mes conversations, soit dans mes Conférences, ou qui ont lu mes livres, ont reconnu chez elles l'existence de cet important phénomène : c'est une chose connue, reconnue, démontrée, approuvée. Je me crois dispensé d'insister plus longuement.

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