ÉPILOGUE
fortifications de Paris qui n'auront servi, et ne peuvent servir, qu'à ruiner la France et à empêcher le développement de ses libertés ; tu combleras les fossés de toutes tes places fortes, et tu en détruiras les murailles ; tu anéantiras toutes les armes de guerre jusqu'au dernier tronçon ; tu n'auras plus d'armée, tu n'auras plus qu'une seule garde civique, dont l'inutilité provoquera un jour le licenciement.
Au lieu d'Organiser la Guerre , il ne te reste plus qu'à Organiser le Travail ; au lieu d'employer toutes les plus belles intelligences aux créations improductives de la guerre, pour servir au génie du mal et de la destruction, toutes tes forces seront consacrées au travail prospère, et tu seras alors plus grande et plus riche que jamais.
France, tu n'auras plus à craindre d'ennemis du dehors dans cette OEuvre de Régénération, car les autres nations ne pourront avoir d'autre ambition que celle de t'imiter, et si quelque roi insensé songeait à troubler ton action pacificatrice, tu aurais aussitôt tous les peuples pour toi ; car ils attendent, d'un bout du monde à l'autre, le Travail d'Émancipation Sociale qu'il t'est donné d'accomplir.
France, tu n'auras plus d'ennemis au dedans le jour où l'amour de la Justice, du Devoir et du Droit inspirera, suivant les Lois de la Vie, l'esprit de ceux qui seront chargés du gouvernement de tes destinées glorieuses.
La Pacification sera accomplie, il n'y aura plus entre Français que des Frères dans une même Patrie, unifiée par la Reconnaissance de tous les Droits, par la Pratique de tous les Devoirs, et par l'Application de la Justice, au sein de la Véritable Liberté.
Croyez -moi, hommes de tous les partis, j'ai vu les couches les plus profondes de la société, et j'en ai pénétré les secrets. Si je demande Justice pour les déshérités, je n'ai rien à envier pour moi à la richesse et à la fortune; le sort m'a été assez favorable pour que je n'aie rien à demander à aucune puissance de la terre, sinon le droit de dire la Vérité; croyez-moi, Riches et Pauvres, je suis désintéressé dans les questions que j'ai examinées dans ce livre; j'aime tous les hommes du fond de mon cœur, mais j'accorde mes sympathies les plus grandes à ceux qui souffrent ; faites comme moi, vous qui avez la puissance : il y va du Salut Social.
En attendant le jour où la lumière se fera dans les esprits, hommes pour qui elle est faite, unissezvous, au nom du Salut Social, pour une nouvelle Ligue de la Paix fondée sur la Solidarité du Travail et du Capital, sur l'Association de tous les Éléments de la Production, et sur la Participation Équitable du Travailleur aux Bienfaits de la Richesse.
Riches et Puissants chez lesquels le cœur ne fait pas défaut, mais qui désespérez du salut de la France, je viens à vous; venez à la Loi de Vie,