PRODUCTION ET RICHESSE
La vie est assurée à chaque personne ; le pauvre jouit des bienfaits de la richesse, car la richesse, sous le régime de l'Association Intégrale, trouve son plus utile emploi à s'appliquera la conservation, au développement et au bonheur de l'homme.
Tant que le nécessaire fait défaut, le travail a pour obligation de créer les choses indispensables à la vie ; mais lorsque les premiers besoins sont satisfaits, l'intelligence de l'homme se tourne vers la perfection dans les méthodes, dans les procédés et dans l'exécution. Aux objets bruts et grossiers faits pour satisfaire les besoins pressants,, le travail nouveau substitue des produits plus parfaits, et s'il est dans la quantité des choses de consommation une limite suffisante aux besoins de la société, limite que la production ne doit pas dépasser, il n'en est pas de même sous le rapport du perfectionnement des produits du travail et des créations de l'art : l'homme pourra toujours augmenter ses jouissances et son bien-être.
Aussi Fourier fait-il entrevoir au lecteur des horizons souvent trop splendides pour des regards habitués aux pauvretés de nos sociétés, encore dans l'enfance, et chez lesquelles les voies du progrès sont à peine ouvertes.
Il est pourtant vrai que si l'on suppose, pour un instant, l'Association réalisée entre le Travail et le Capital, la production de la richesse reçoit par ce fait une destination nouvelle.
Au lieu de se perdre, au sein des prodigalités abusives, à fonder pour l'oisiveté des palais Inutiles et inoccupés, elle peut fonder des palais pour le travail, pour le bonheur du travailleur, pour l'embellissement des campagnes et la gloire de l'industrie.
Quand les masses travailleront pour elles-mêmes, sous la direction de la Science Sociale, elles accompliront des prodiges qu'il serait difficile de mesurer aujourd'hui. Nos préjugés sur l'organisation sociale et politique nous permettent difficilement de comprendre ce qui peut être, et ce qui doit être, dans ce nouvel ordre social.