I.i; MAlUMiK
CONDITIONS DU SAfREMENT DE MARIAGE
tr' 1° Le consentement des parties dont nous avons parlé.
La présence
du curé I
qui i
doit être
celui
de
la paroisse
où les contractants ont domicile ou quasidomicile,
mais
qui peut
déléguer
un
nitre prêtre.
L'évêque
et les grands vicaires ont ces mêmes pouvoirs.
On choisit ordinairement le curé de la fiancée
Klle e.st exigée par le Gonc. de Tr. qui déclare nul et invalide tout Mariaire contracté sans cette présence et l'appelle clandestin : Quant à ceux, dit-il, qui entreprendraient de contracter Mariage autrement qu'en présence du curé ou de quelqu'autre prêtre avec la permission du curé ou de l'Ordinaire et en présence de deux ou trois témoins, le saint Concile les rend absolument inhabiles à contracter de la sorte et ordonne que de tels contrats soient nuls et invalides, comme par le présent décret, il les casse et les rend nuls... Le Concile ordonne que ce décret ait son effet dans chaque paroisse, trente jours après que la publication en aura été faite dans cette paroi.sse. (Sess. xxiv. c. 1). — Ce décret a été promulgué, en France, dans toutes les paroisses catholiques; d'oii il suit que tout .Mariage contracté sans la présence du curé est nul.
Lorsque le recours au propre curé ou à celui qui tiendrait sa place est moralement impossible ou Exceptions \ très dangereux, comme cela avait pour j lieu en France à la fin du dercotto \ nier siècle (f^cc/ara^ion du Saint présence j Siège.)
Lorsque le Concile de Trente n'est pas publié dans un pays. — Nous allons en parler.
MOYB5S DOBTEXIR LA GRACE.
1° 11 est des pays où Thérésie dominant à lepoque du Concile de Trente, les décrets de ce concile n"ont pas été publiés: l'Anglctcrrc, la Sucde, le Danemark, une partie de l'Allemagne et de la Suisse. — Les Mariages célèbres dans ces pays sans la présence du prêtre, sont voZiOt's. s'il n'y a pas d'autres causes de nullité. — Benoît XIV ajoute que si l'un des conjoints est catholique il communique son privilège à l'autre partie à cause de l'individualité du Mariage. ' Il est des pays où Thérésie n'a formé des Eglises séparées des catholiques que depuis la promulgation du Concile de Trente (les protestants en France par exemple) et il est douteux que le décret du Concile les astreigne. — Li's Mariages célébrés dansées pays sans la présence du prêtre sont plus p7-obablcment valides ; et dans ce cas, seraient aussi valides les Mariages mixtes. — Dans la pratique, lorsque des époux hérétiques reviennent à l'Eglise, on les engage à renouveler leur consentement en présence du curé et des témoins et à recevoir la bénédiction nuptiale ; pai* là on rend plus certaine la validité du Mariage et on leur assure la grâce du sacrement.
Note relative
aux lieux
ou n'est
1 Ci
pas publié le Concile de Trente
Les témoins
Qui doivent être au nombre de deux ou trois et I moralement présents pour attester le Mariage.
Qui peuvent être un homme, une femme, majeurs I ou mineurs. — 11 sullit qu'ils puissent discerner ce qui se fait.
LE MARIAGE
OBLIGATIONS IMPOSEES PAR l.E SACREMENT DE MARIAGE
Avant le Mariage
Nous
su[)posons la
vocation
au
Mariane
qui est,
nous l'avuns
dit, la
vocation
ordinaire, et
qui a été
. reconnue '
l après avoir
prié et
consulté
des personnes )rudentesel désintéressées. Vous dirons ce qu'il faut consi'lércr pour une alliance
^%vuiit le Marlui^e
La crainte de Dieu est tout Vhommc; c'est la religion tout entière parce qu'elle porte à servir et à aimer Dieu. — Or trisie époux Etre \ qu'un homme sans religion ! vprlucuae i Mauvaise épouse qu'une femme et ayant J sans piété 1
la ■ La crainte de Dieu a pour compacrainte j gne la veriu ; et la vertu est la de Dieul plus belle dot d'une femme, elle est le premier mérite d'un époux.
— C'est la vertu qui les rend patients pour se supporter , constants pour se dévouer.
Qui ne s'ombrage pa«.
Qui ne boude pas.
Qui ne s'entête pas.
\ Qui ne s'irrite pas.
Avec elle, on se contente de peu
en mariage.
Sans elle, on ne jouit de rien.
Avoir une intelligence au moins ordinaire — une pénétration suffisante qui fasse éviter le danger — un jugement sain, capable de bien apprécier toutes choses. — Le bel esprit, l'art de plaire, les arts d'agrément ne font pas le bonheur.
Avoir un certain attrait. — La beauté n'ajouto rien au mérite réel d'un conjoint et ne fait pas le bonheur d'une alliance, mais elle n'est pas à dédaigner.
Avoir un
caractère
facile
Avoir une l bonne | santé 1
MOVEXS D OBTENIR LA GRACE
Cette famille doit devenir la
vôtre et vous aurez avec elle
de nombreuses relations. —
Chercher I La personne que vous voulez
une I épouser tient de cette famille
2° \ personne / comme la branche tient du
La 1 vertueuse \ tronc.
famille i dans J Cette / Où la piété est hé-
ël
ir\
i dans
[ une fa mil
'. irréprochai
e I famille V réditaire et la
éprochable f doit j vertu de tradition.
être \0ù l'on respire la
de I probité etl'honnê-
celles ( teté.
Par cette parole on entend Vâge, — la naissance,
— la fortune. Quand il y a rapport sur ces différents points on dit que le Mariage est sortablc.
— Or vous devez à votre parenté et vous devez à 3 ' I vous-mêmes de vous établir dans ces conditions. La { — Faire échange de la fortune contre Tâge, du
S-- cond[iion\ titre contre la beauté, c'est un trafic indigne. %( I II faudrait que du jeune homme et de la jeune
fille on pût dire ce que Raguel disait à sa fille en la donnant à Tobie : // est craignant Dieu, et fils d'un homme excellent.
Résumé.
Causes
des
alliances
malheu-
\ reuses :
On se marie ètourdiment, par fantaisie ou pour complaire à quelqu'un des siens. On ne s'aime pas ; on fuit le foyer.
On se marie par intérêt. Ce ne sont plus des âmes qui s'unissent mais des bourses qui se mêlent. — Point de dévouement.
[On se marie par passion. Dieu n'étant pas appelé, ne vient pas. — Dieu étant chassé s'éloigne ; et à la place de Dieu, qui est Tordra et la paix, vient le démon : trouble et désordre.
' On se marie sans ressources et sans avenir. Le Mariage produit la misère ; la misère, le mécontentement ; le mécontentement, le dé-
\ sordre.
LE MARIAGE