AVANTAGES DE LA JUSTIFICATION
la
Effets de grâce
Elle
nous rend
saints
agréables
Dieu :
En l'enrichis- j sant de toutes' les vertus qui i font les Saints
La instiiication
Elle
fait
'de nous
\ les
'entants
ladoptifs
de
Dieu
Elle
fait
de
frères
de \ J.-G.
En nous purifiant du péché qui avait ôté à notre âme la splendeur qu'elle avait reçue de son créateur et l'avait souillée de manière à la rendre un objet d'horreur ; l'âme recouvre sa beauté première.
Espérance ferme.
Charité ardente.
Humilité profonde.
Douceur inaltérable (i Cor. XIII.) En perfectionnant, ennoblissant, divinisant en quelque sorte chacune de ' nos actions même les plus petites. En nous communiquant une vie surnaturelle et en quelque sorte divine qui établit entre Dieu et nous les rapports qui existent entre le père et les enfants et nous permet de dire à Dieu en toute vérité : Notre Père qui êtes aux deux. — Vous avc:s reçu, dit S. Paul, l'esprit de Vado'ption des enfants de Dieu par lequel nous crions : P'crc, Père ! (Rom. viii, 15^. — Voyc^ la tendresse du Père, il veut que nous portions le nom de ses enfants et que nous les soyons en effet. (Joa. m, 1.) Nous vivons de la vie de Dieu.
En nous unissant à Dieu par les mêmes liens qui l'unissent lui-même: les liens de la filiation. J.-C. est ûlsj^ar nature, noussommes fils par adoption. — Jésus et nous appelons Dieu notre Père. — L'Esprit-Saint nous nomme les cohéritiers de Jêsus-Christ dans l'héritage de Dieu. fRom. viir, 17.)
VIII EFFETS DE LA GRACE
TIII
EfTetci
de
la grâce
La
Justilicalion
Avantages de la 1 justification (suite).
Elle nous
fait
vivre
de la vie
de Dieu
participant
de la
nature
divine
Elle
fait
de
nous
le temple
du Saint Esprit '
En rendant Dieu maître absolu de tout notre être dans lequel il réside. Dieu devient la vie de notre âme, il en inspire les pensées, il en dirige les mouvements : Ce n'est plus moi qui vis, dit S. Paul, c'est Jèsus- Christ qui vit en moi.
(Gai. II, 20).
En établissant entre Dieu et notre âme une union si intime et en quelque sorte si substantielle que nous devenons, selon le langage de S. Pau], un même e.'^priiavec lui. (i. Cor. vi, 17).
— Cette union déifie en quelque sorte l'âme qui ne fait plus alors quhin avec Dieu et réalise le vœu de Jésus-Christ :
Je suis en eux et vous ùtesen moi. (Jo. XVII, 23).
En l'attirant en nous et le retenant par la beauté et la sainteté que la grâce y a mises .Nous viendrons, dit J.-C, et nous ferons notre demeure en vous (ioa.xw, 23).
— Vous êtes le temple de Dieu, dit S. Paul, et l'esprit de Dieu, habite en vous (i. Cor. m, Ifj).
— Le S. Esprit devient le principe de tous les mouvements de notre vie surnaturelle.
YIII EFFETS DE LA GRACE
la
V¥ÏI
Effets de grùce
La justification
Avantages
de la
justitication
(suite).
Elle
transforme
riiomme
complètement,
de sorte
qu"il devient
un
homme
nouveau
L'homme était pécheur : il devient juste et saint.
Il était ennemi de Dieu : il devient son ami, il aime Dieu comme son père. Dieu l'aime comme son fils.
Il était torturé par le remords : il jouit de la paix du ciel.
Il était dégradé par le péché au dessous de sa condition naturelle : il est élevé au-dessus de sa nature elle-même.
Il était sali par son affection aux passions honteuses '.il devient beau delà beauté des anges et c'est une beauté que l'âge ne ternit point et que les maladies ne peuvent détériorer.
Il était esclave du démon ; il jouit de la liberté des enfants de Dieu.
] Il était dénué de tout mérite ; il devient riche des mérites de Jésus- ./ Christ.
Il était mort : il vit d'une vie éternelle.
Il était condamné aux flammes de l'enfer : il devient héritier du royaume du ciel.
Il était lâche, faible, souvent vaincu:
il devient fort, puissant, victorieux.
Sa volonté se perfectionne, aidée par la grâce, et elle produit des miracles de science, de prière, de pureté, de justice, de miséricorde. Ses passions se révoltent encore mais elles trouvent une chair purifiée par la vertu, une imagination calmée, une mémoire remplie des bontés de Dieu, un temple où l'Esprit-Saint réside comme en un lieu familier.
Il peut dire en un mot : Tous les biens me sont venus avec la grâce et j'ai reçu d'elle d'innombrables richesses. (Sag. vu, 11. J
VIII EFFETS DE LA GRACE
Xotc sur la prôda^tination
littéral: destination
KrreiH
de la grâce
La justiGcation'
Note sur la Prédestination
Prédestination sisniûe
/ Dans le sens antérieure.
iDaii.s le sens théologique: Le (^c'crc<!
par lequel, de toute éternité, Dieu a fixé le sort de telle âme, à cause des mérites qu'il a prévu qu'elle acquerrait librement, par sa correspondance à la (jrâce.
A la grâce: celle qui est commune à tous les hommi s, tous étant appelés et par conséquent prédestinés au salut ; tous reçoivent des grâces sufïisantes pour se sauver.
A la tjloire : celle qui est particulière aux seuls élus. Dieu voit que quelques âmes ne coopéreront pas à la grâce et que dautres y coopéreront. C'est cette prévision cl la détermination qui en résulte dans ia pensée divine qui constituent la prédestination à la gloire.
La prédestination n'est autre chose que l'action de la Providence dans le monde surnaturel. Ainsi, dans le monde naturel. Dieu a prédestiné certains hommes à une longue vie, en leur donnant des forces capables de résister aux intempéries des saisons cl aux épreuves de la maladie, tandis que d'autres moins bien doués ne fournissent qu'une partie de^ leur carrière ou s'épuisent par avance dans l'excès du travail ou du plaisir. — L'ordre de réternelle vie est. réglée sur le mémo plan : certaines âmes reçoivent les grâces qui conduisent au ciel, tandis que d'autres moins favorisées ou moins fidèles, n'accomplissent point leur destinée. Il y a de la part de Dieu à la fois prescience et préparation. (Mgr Besson.)
via EFFETS DE LA GRACE.
Effets
de
la gruce
La
Justification
Note sur la f.rèdcsti. nation
Par l'Ecriture sainte. — Venc^ les bénis de mon Père, dira Jésus-Christ aux élus, venc:; posséder le trône qui vous a été préparé des le commencement du monde (Math. xxv,34). — Ceux que Dieu a prédestinés, dit S. Paul, il les a aussi appelés ; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés (Rom. vni, 30).
'Par la nature même de Dieu, qui, Être infini dans sa science, emhrasse à la fois tous les actes de ses créatures. Pour lui, m passé, 'ni futur; tout est p)résent. Il voit chaque créature à la fois dans le temps et dans réternité ; il la voit sauvée ou damnée non pas nécessairement puisqu'elle est libre dacir bien ou mal, xi\dJi% infailliblement selon qu'elle a bien ou mal agi. Cette damnation ou ce salut est le résultat, non de la connaissance de Dieu mais de la conduite de l'âme.
Il n'y en a point d'absolus ; et c'est en vain que l'homme tenterait de sonder le mystère par lequel Dieu n'a pas rendu tous les hommes participants du hienîait de la prédestination. 11 doit nous suffire, de savoir que Dieu veut sincèrement le salut de tous les hommes (1 Tim. n, 4). — Qu'il nous donne tous les moyens nécessaires pour nous sauver, — et que ce sera notre faute si nous ne sommes pas du nombre des élus.
La patience dans les adversités.
La charité envers les pauvres et les ennemis- Le goût pour la parole de Dieu et des saints.
La préparation aux sacrements.
La dévotion à la S" Vierge.
Signes
de prédestination
Il y en a quelques-unsprc.sque certains indiqués par les Pères de l'E.iilise :
vin EFFETS DE LA GRACE.
Conclusion pratique
de la doctrine sur la -7 I prédestination
Cette doctrine
impose
à la fois
la
d<' fiance
de ninis-mùme
et la
confiance
en
la miséricorde
divine
Personne ne peut être assuré d'être du nombre àcspredestinès, — parce que personne ne peut se promettre d'être, jusqu'au dernier soupir de sa vie, fidèle à la grâce, et, sans une révélation spéciale, personne ne peut savoir ceux que Dieu s'est choisis.
' Personne ne doit se laisser aller au désespoir, même les pécheurs les plus endurcis; parce que, dit le Conc. de Ir., nul n'est prédestiné ni au péché ni à l'enfer. Ceux qui se perdent , se perdent librement ; ils se perdent par choix, par obstination, par l'elTet d'une cruelle persévérance dansle mal ; ils se perdent malgré Dieu lui-même qui veut leur salut et qui leur offre et leur prodigue , jusqu'à la fin, les moyens de l'opérer, (vi, 12. 17.)
" Personne n'a le droit de demantler à Dieu la raison de la conduite qu'il tient dans la distribution de ses grâces. Demandez à un architecte pourquoi, ayant devant lui des matériaux propres à fonder un édifice, il tire de sa propre volonté le motif de son choix. Il prend les uns, laisse les autns, et finit par bâtir avec ceux qui lui jjlaisent, sans autre raison que sa volonté. — Calvin enseignait que Dieu prédestinait quelques hommes au péché et à l'enfer uniquement pour manifester en eux sa justice. C'est cette doctrine, en contradiction avec la sainteté et la bonté de Dieu, que l'Eglise a condamnée dans le Concile de Trente. — Celui qui se perd, se perd par sa faute.
vin EFFETS DE LA GRACE.
Nous dirons
la
Effets tie race
Le
mérite
Nature
du mérite
9u I.C mciKe
1° La nature du mérite.
2" La certitude du mérite.
3" Le fondement du mérite.
\4° Les différentes sortes de mérites.
15" Les différentes sortes d'œuvres par
raj'iport au mérite.
1 6° Les conditions du mérite.
7" La communication du mérite.
8" L'augmentation du mérite.
9° La j^ermanence du mérite.
NATUUE DU MÉRITE
Le mérite, en général, est le droit à une récompense méritée par une œuvre l qui en est digne.
iLe mérite, au point de vue de la grâce, est le droit à une récompense surnaturelle, — méritée j)ar un acte de vertu surnaturel opérésous l'influence de la grâce. — C'est le captital du chrétien ; sa fortune dans le présent ; lamesure de son bonheur dans le ciel.
1° Le mérite est un droit. — Nous allons prouver la certitude de ce droit dans l'article suivant.
Dansl'augmentation de lagiâcehaljiluelledans notre âme.
iDans la gloire et la
félicité du ciel.
I Dans l'accroissement de cette gloire et de cette félicité.
[3° Acte de ver- Fait pour Dieu.
Fait en état de I grâce.
I Fait avec l'aide de la grâce.
Explication de la
définition
2° Récompense surnaturelle, qui consiste
tu surnnturcl] c'est -à- dire, acte extérieur j ou intérieur. '
VIII EFFETS DE LA GRACE