PRINCIPALES ERREURS SUR LA GRACE
Principales erreurs
sur la grâce
Le
Pélagia-
nisme,
erreur
Pelage
iv° s.
Le
semi-
Pélagia-
nisme
c'est le
Pélagia-
nisme
mitisé.
3° Le
rationa- \ lisme Imoderne
Nie l'état de nature déchue et la nécessité de la grâce. — Le péché d'Adam n'a été nuisible qu'à lui seul.
Attribue à la volonté de l'homme la puissance de faire le bien par elle-même.
Combattu par S. Augustin et
par S. Jérôme. Condamné par plusieurs Conciles généraux, entr'autres par celui d'Ephèse 431.
Admet le pécfeé originel et la nécessité d'une grâce intérieure pour le salut.
Dit que l'homm-C peut par lui-même mériter la foi et la première grâce nécessaire au salut.
Combattu par S. Augustin, S. Prosper, S. Hilaire, S. Cassien.
Condamné aux Conciles d'Orange et de Trente.
/Dit que la vérité est le bien propre de l'homme et qu'elle dô- [ coule de sa raison. Que la I raison est à elle-même sa loi I et suffit pour acquérir la connaissance de toute vérité. La révélation est soumise à un progrès successif ; elle nuit à la perfection de l'homme.
Condamné par le Syllabus, pro-
UOS. III, IV, V.
XII ERRECnS SUR LA GRACE.
Erreurs
exagèrent '
\rinfluence '
de
la grâce
Me entièrement le libre arbitre et enseigne que le salut des hommes ainsi que leur perte éternelle est réglé rigoureusement par une nécessité fatale.
Propagé au IX° siècle. — Soutenu par Wiclef par Jean Huss et Jérôme de Prague.
[Condamné au IX" siècle par le Concile de Toul, au XV' siècle par le Concile de Constance 1415.
Nie le libre arbitre et prétend que l'homme n'est capable d'aucun bien.
Soutient 1° que les œuvres et les vertus, naturelles des païens et des inGdèles sont autant de péchés parce qu'ils n'ont pas la grâce qui seule rend les œuvres bonnes et agréables à Dieu.
Que Dieu refuse sa grâce à ceux qu'il veut perdre ou que s'il la leur donne c'est pour les rendre plus coupables sachant bien qu'ils la repousseront.
3° Que /a foi seule justifie sans les bonnes œuvres.
La volonté humaine, dit Luther, attend comme une bête de somme. Si Dieu la monte, elle veut ce qu'il veut ; si Satan la monte elle veut ce qu'il veut. — Dieu, dit Calvin, ordonne les choses de manière à ce que parmi les hommes les uns sont voués d'avance à une perte certaine pour glorifier son nom par cette perte. — Condamné par le Concile de Trente.
.3° Soutient que l'homme pèche d'une
Le I manière condamnabje même en ce
Baïanismc l qu'il laït nécessairement ; — etd'au-
errcur \ très propositions se rapprochant de
de ) celles du protestantisme quoique
Baîus \ présentées avec plus de réserve.
docteur j Condamné par plusieurs Papes, en-
de / tr'autresparGrégoireXIIIen l.ôSO.La
Louvain f Bulle fut proclamée à Louvain par
XVI* siècle le Cardinal Tolet et Baïus se soumit.