EFFETS DE LA CONFIRMATION
Effets
ordinaires
Ils
sont
indiqués
parla
détinition
elle-même
et
sont
produits
avec
plus ou
moins
de
perfection
selon
que l'âme
plus
ou moins
préparéo
La Confirmation produit, comme tous les sacrements, la grâce sanctifiante. C'est une grâce d'accroissement et de perfection. — Par le Baptême nous avons reçu la vie ; par la Confirmation nous recevons l'accroissement et le perfectionnement de cette vie. — Cependant, d'après S. Thomas et S. Liguori, la Confirmation confère quelquefois la j)remicre grâce sanctifiante qui efface le péché mortel. C'est lorsque, de bonne foi mais par erreur, on ne se croit pas coupable de péché mortel en la recevant.
Le S. -Esprit vient dans l'âme non •2° LaConfirma-l pas seulement comme après le tionnous com-l Baptême ^ovlv y habiter, mais munique le S. \ pour /'or>icr ; l'âme après la Con- EspritcoraniQ] firmation, est non-seulement il est dit dans\ belle de lapurctc, de la beauté, les Actes des ï de la (7?"dce qui lui est pour ainsi apôtres, vni,/ dire ««!!«re//e depuis le Baptême 17, — XIX, 6. f mais elle est parée, elle est en- \ richie,e\\e e?X rendue radieuse.
De lac/'ari<e'i Plus affectueux pour Dieu
et le prochain,
qui nous rend
Ce mot abondance des grâces veut dire développement des grâces reçues par le j ÎJaptême
Développement
dans nos sentiments.
Plus généreux dans le don de nous-mêmes.
p. , 7 •• ,' A saisir le De la lumière, l ^-^^^
q^""0"s^^'"^) A discerner le plus aptes f ^^^^
,. , 1 Plus fermes pour
^^^ ^^ \ résister force qui p,^,g intrépides nous rend attaquer.
LA CONFIRMATION
Klfcta «lo la Confirmation
La Confirmation
nous 'communique
les
grâces Efïets I du S. -Esprit.
ordinaires f Ces
grâces sont :
Le Père des pauvres.
L'Auteur de tous les dons.
La Lumière des cœurs.
Le Consolateur le plus
tendre.
L'Hôte aimable des âmes.
< Le Rafraîchissement délicieux de l'esprit.
Le Repos dans le travail.
Le Souffle tempéré dans
lardeurdes passions.
Le Soulagement dans les afflictions.
L'intelligence qui
l'éclairé.
Le conseil qui la
dirige.
La science qui lui fait discerner le bien du mal.
La sagesse qui I lui fait aimer les \ choses de Dieu.
La force qui la soutient.
^6 ' lid. piété qui lui '^'*"'^i fan goûter Dieu.
l Ldi crainte (.[wWdi.
f retient d'ollenser Dieu.
Nous en avons parlé dans la quatrième partie du symbole.
3° Les /rMzï.s qui sont comme le produit des dons, embellissant non seulement notre âme qui n'est vue que de Dieu et des anges, mais notre vie tout entière et répandant autour de nous le parfum et l'utilité que répandent les fruits de la terre. — Nous allons en parler.
Les Biens
qui
correspondent
aux
magnifirues
titres
que
lui donne
l'Eglise
l'appelle
i° Les Don?| qui consistent!
dans des habitudes sur-i natuivllesavec lesquelles le S. -Esprit orne l'âme et la ' pousse à agir divinement :
ces dons indiés d anî ïe IV , ''I sont:
Pour
gué tsaïe
MOYENS DOBTENIR LA GRACE
/ La
fConru-mation nous communique les grâces
du Saint-Esprit
La charité principe de tous les autres fruits. Elle nous porte à l'amour affectif et effectif en même temps envers Dieu et envers le prochain et nous fait tendre à tout ce que demande S. Paul d'une âme charitable qui est patiente, douce et bienfaisante ; qui n'est ni envieuse, ni téméraire, ni précipitée en son jugement, ni orgueilleuse ni ambitieuse, ni égoïste, ni susceptible, ni soupçonneuse ; qui se réjouit de la vérité, qui croit tout, qui espère tout, qui supporte tout. (i Cor. xni, k).
La joie qui se montre même sur le visage et exprime l'heureuse disposition d'une âme toujours contente de Dieu.
La paix qui nous porte à conserver le bon accord avec les autres et à céder même de nos droits pour le maintenir.
La patience qui nous laisse calme au milieu des peines et des soutlVances physiques et morales.
La douceur qui retient b s saillies de l'humeur, rend aimable le caractère, donne du charme à la parole et empêche de montrer la contrariété qu'on éprouve.
La bonté qui se prête à tout et à tous et qui se gène même pour rendre service.
La longanimité qm sait attendre l'heure favorable soit pour faire le bien soit pour corriger le mal et qui supporte ce qu'elle ne peut empêcher.
La bénignité qui est indulgente et se montre complaisante, facile, gracieuse.
La fidélité qui rend esclave d'une parole donnée.
La modération qui calme l'empressement môme pour le bien, qui apprend à réfléchir et à dompter la vivacité naturelle.
La continence qui retient dans les bornes prescrites les exigences des sens.
La chasteté enlin, qui non-seulement éloigne tout ce qui est dangereux pour l'âme mais nous entoure de vigilance, de précaution, de renoncc-
(Suite) Ces grâces
sont
3° les fruits ^
\ produits
' des
dons
de cet
Esprit divin.
Ils
sont
indiqués
par
Saint Paul
dans
l'épitre
aux
Galates
ment.
T,A CONFIRMATION
Uû
C'est à-dircl chrétiens complets j
comme
on est
homme
comjAct
C'est-à-dire
chrétiens
plus
saints,
d'après ces
paroles : que
celui qui
est saint
devienne
encore
plus saint
(Ap.xxii,llj(
Etre
saint
Dans , l'ordre j
de la i nature '
Dans l'ordre surnaturel
Un enfant a la vie naturelle mais il
est faible, incapable de se défendre.
Un homme est fort, il est capable de
résistance et de lutte.
Le bupjtisé a la vie surnaturelle de
la grâce.
Le confirmé a des forces pour combattre, et pour surmonter les difficultés du salut.
C'est éviter tout péché de propos délibéré, — s'humilier avec paix des fautes qui échappent, — chercher à expier et à se corriger.
C'est se soumettre avec générosité à tout ce qui est commandé par l'Eglise.
C'est voir la volonté de Dieu dans tous les événements de la vie et tendre toujours à unir sa volonté à celle de Dieu.
C'est vivre avec douceur, patience, dévouement, bonté et travail avec tous ceux au milieu desquels Dieu nous a placés.
C'est fréquenter les sacrements, aimer surtout la sainte Eucharistie et avoir une grande confiance en la Sainte Vierge.
C'est-à-dire qu'elle fait de nous des soldats
i de Jésus-Christ. C'est là le caractère
I qu'imprime à notre âme le sacrement de
' La Confirmation I la Confirmation. 11 n'y a réellement que
nous fait profes- | deux camps ou deux armées dans le
ser la foi de Je- / monde : Le camp de Jésus-Christ et le
sus-Christ même \ camp du démon; or, dit Jésus-Christ:
aux dépens de] Celui qui n'est pas avec moi est contre
notre vie. | moi (Math, xir, 30.)
— Nous dirons ce que doit être le soldat de Jésus-Christ en parlant des obligations (\o celui qui est confirmé.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
' i' Eflets I La grandeur et la fermeté de caractère qui au
ordinaires i milieu de la lâcheté générale lui permet de res-
— I ter fidèle à ses convictions et de défendre sa foi.
La ILa force de s'arracher à tout, à sa famille, à sa
Confirmation \ patrie, aux honneurs, aux délices, aux espéran-
enfin, fait I ces de l'avenir pour suivre Jésus dans les cloi-
du \ très, dans les déserts, dans l'abjection, dans les
chrétien j austérités, dans Texil, partout où il l'appelle.
v.n vire à JLe courage de braver l'opinion lorsqu'elle veut
part dans I s'imposer à sa conscience, fût-elle représentéepar
l'humanité. [ les rois ou par les sages de l'esprit.
Elle I Le triomphe sur les persécuteurs et les bourreaux lui donne . et enfin la palme du martyre.
Ces dons sont L'un reçoit du Saint-Esprit le don de parler
énumérés i avec sagesse, un autre celui de parler avec
par I science, — un autre reçoit la foi par le
saint Paul | même Esprit, — un autre la grâce de guè-
dans sa / rir les rnaladies, — un autre la don des
i'<^ cpitre \ miracles ou celui des prophéties, — un
aux I autre le discernement des esprits, — un
Corinihiemt \ autre le don déparier diverses langues ou
|xn, 8, 9, 10 de les interpréter.
'\Ces(io7?s furent accor- 1 dés au commencement de l'Eglise et ils le sont encore surtout dans les pay; infidèles
Pour établir et propager l'Eglise catholique.
Pour manifester la puissance divine et rendre sensibles les vérités annoncées.
Ces dons sont accordés pour l'utilité des autres, non pas directement -pour l'ut iliié de CG]ui qui les reçoit. Ils ne prouvent pas, ils ne supposent pas même l'état do grâce.
LA CONFIRMATION