‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 2 sur 224 · AVANT-PROPOS VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VII

mm ne

son et de la vie spirituelle, la B. Marguerite-Marie doit être proclamée une maîtresse aussi sûre qu'éclairée dans la doctrine du Sacré-Cœur et dans les conduites de la dévotion à Ini rendre.

Si l'on s'étonnait de la grande place donnée dans notre Soinine de la pr'édicalion eucharislique au seul sujet du Sacré-Cœur, qui y occupe deux forts volumes, nous alléguerions pour notre unique défense un mot de saint Jean à sainte Gertrude, bien digne de l'Apôtre qui reposa sur le Cœur de Jésus à la Cène. Touchant de son doigt, avec grande tendresse et révérence, la poitrine du Sauveur, il lui dit : « Voilà le Saint des Saints, qui concentre en lui seul tout ce qu'il y a de bon au ciel ct sur la terre (1). » Le Sacré-Cœur n'est pas, en effet, à nos yeux un objet particulier et limité : il est l'Amour; l'Amour, qui est Dieu et qui s'est fait homme ; l'Amour qui a vécu et qui est mort pour nous; l'Amour qui a institué l'Eucharistie, qui y demeure près de nous et s'y donne à chacun de nous ; il est l'Amour enfin qui nous attire à lui ici-bas par la grâce pour nous faire vivre de sa vie, et qui veut nous attirer à lui dans la gloire

(1) Indice pectus Dominieum reverentissima blanditate contingens,

dixit : Ecce hoc est Sanctum Sanctorum, attrahens sibi totum Cœli terreaque bonum! » — Leg. Div. Pietatis, L. IVe. 1.

Vall AVANT-PROPOS Te Pour nous faire jouir de son bonheur sans fin. Peuton donner trop de place dans un livre à ce sujet qui OCCupe en réalité toute la place dans l’idée et dans l'œuvre de Dieu?

Qu'on nous permette un mot qui, pour rappeler un fait personnel, ne s'en rapporte pas moins à ]a Pensée-mère de cet Ouvrage. Nous le terminons 1 veille du vingt -cinquième anniversaire de notre ordination Sacerdotale, où le Cœur infiniment bon voulut consacrer par ce don nouveau du Sacerdoce le don ineffable de l'appel au service de son Sacrement, dans la vie religieuse, qu'Il nous avait fait plusieurs années auparavant. Ce souvenir évoque dans la reconnaissance et la vénération de notre piété filiale la très douce et très sainte figure de notre vénéré Père Eymard, fondateur de notre Institut, et qui fut l'instrument béni de toutes les bontés de Dien Pour nous. A Jui nous devons d'avoir connu notre vocation religieuse, d'y avoir pu répondre, d'y avoir été formé, et c'est sa main qui nous fit gravir les premiers degrés du Sancluaire. Il fut le £uide de nos études sacrées, et c'est à ses enseignements sur l'Eucharistie, où semblait se refléter quelque chose de l'inspiration, que nous rapportons tout ce que nous pouvons avoir entrevu du grand Mystèr de foi.

Page 1