MADEMOISELLE COTTIN
Si j'étais une blonde tête Dans la fraîcheur de ses vingt ans, J'irais, joyeuse, à la conquête De tous les songes du printemps.
Ame au sourire toujours prête, Sœur des oiseaux gais et chantants, Je n'irais pas me mettre en quête De la science des vieux temps.
J'ignorerais beaucoup de choses.
Auteurs et livres nébuleux Resteraient pour moi lettres closes.
Fi d'un savoir méticuleux!
Enfin, si j'avais les yeux bleus, Je voudrais porter des bas roses !
PREGIOSA
E!lj recherchs en tout l'ex (iiise rareté : 0 1 ne sait chique soir d'où sa robe est venue; Quand elle arrive au bal, dans son étrangeté, Le turban qu'elle porte est tom')é de la nue.
Chaque meuble, chez elle, est de form3 inconnue;
De princes iroquois son salon est hanté.
Le livre qu'elle lit, histoire saugrenue,
Fot tjujours d'un aiieur qu'elle a seule inventé.
Un groupe d'assidas qu'elle charme et conseille
Déclare ses propos uniques et sans prix;
Dès qu'elle dit un mot, tous vont criant morveille!
J'iaterrogeais un soir q loUju'un des plus épris :
(( Tais-toi, me répondit le bonhomme à l'oreille,
11 est de mauvais goût de n'avoir pas comoris. »
Urt SdSSE.TS CAPniClliUX.