‹ Sonnets capricieuxChapitre 113 sur 259 · XI II · texte numérisé non relu

XI II

BILLKT DOUX DI-: SCAIIAMO L'CIIE

Tu n'as pas les yeux d'un bleu sans mélange, Ils sont, au grand jour, d'un gris incertain. Tes mains ne sont pas dignes de louange, Et ta brune peau n'est pas de satin.

Disons-le tout bas : tu n'es pas un ange Dont on rêvera du soir au malin.

Je trouve pourtant une grâce étrange Dans ton œil sauvage et ton air mutin.

Tout à fait séduit, si jamais je t'aime, Vénus, à mes yeux, Vénus elle-même Ne brillerait pas d'un plus vif attrait;

Et tu régneras sur mon cœur modeste Beaucoup plus longtemps qu'elle ne ferait, •€ar la beauté passe et la laideur reste!

\H SO.NMKTS CAIMUCIEUX.

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