‹ Sonnets capricieuxChapitre 127 sur 259 · COMPLAISANCE · texte numérisé non relu

COMPLAISANCE

Pour complaire à sa femme, adorable poupée, Coquette et blonde fée au caprice changeant, L'ami Jean, homme actif, tête fort occupée. Entreprit de gagner d'abord beaucoup d'argent.

Ensuite il fit bâtir, en homme intelligent, Une maison de marbre avec art découpée. Puis, autour de l'idole, opulemment nippée, Il fit étinceler tout un luxe outrageant.

Puis il courut chercher, pour distraire cet ange. Des artistes connus... Un surtout, pâle, étrange, Mais beau; le plus hardi des rapins chevelus.

Puis il organisa chaque jour une fête,

Puis, un soir, en tombant, il se fendit la tête,

Puis il fut enterré... Que vouliez-vous de plus?

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PROVIDENGK

Max avait une femme entre toutes fidèle, Ange blond, couronné d'un charme souverain. On rêvait devant elle à cet azur serein Où le soleil d'avril ramène riiirondelle.

A tontes ses beautés elle mêlait un grain De cet esprit léger qui passe pour modèle. Max, naturellement, s'occupait si peu d'elle Que ce lys diaphane en mourut de chagrin.

11 poursuit maintenant de sa flamme enragée Une fille au long cou, maigre, impudique, âgée. Capable, assure-t-on, de quelque noir forfait;

Comédienne, d'ailleurs, sur un théâtre infime. 11 en sera l'époux et ce sera bien fait : Ainsi Dieu se révèle au Boulevard tla Crime.

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