‹ Sonnets capricieuxChapitre 136 sur 259 · LE PAYS · texte numérisé non relu

LE PAYS

Terre de mes aïeux, ù patrie, ô Provence ! J'ai besoin de repos, j'arrive, accaeille-moi. Après les jours d'exil, quand nous rentrons chez toi, Tout le long du chemin notre cœur nous devance.

Du sommet des coteaux, sitôt que je te voi, J'aspire un vent plus frais, un souffle de Jouvence; Ton printemps radieux et toujours en avance Apparaît et sourit dans ton ciel bleu de roi.

Oui, je retrouve ici la jeunesse de l'âme !

J'aime tes bois de pins au roulis incessant,

J'aime tes nuits d'azur, j'aime tes jours de flamme;

Sur ton rivage, enfin, près du flot caressant. Quand je t'entends parler par la voix d'une femme, J'aime ton doux langage... en dépit de racceni!

182 SONNETS CAPRICICUX.

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