‹ Sonnets capricieuxChapitre 14 sur 259 · HORACE · texte numérisé non relu

HORACE

J'aime ton esprit, j'adore ta grâce.

Gomme le mot fin glisse de tes doigts! Je suis à Tibur, quand, sur la terrasse, Ta muse s'éveille au souffle des bois.

Aucune sagesse, ô mon vieil Horace!

Ne vaut la leçon faite à demi-voix.

J'avouerai pourtant que jadis, en classe. Tu m'as fait, hélas ! gémir quelquefois.

Voilà le malheur : en vain le temps vole ; Les plus nobles vers appris à l'école Sont souvent gâtés par un souvenir.

Les couplets d'amour chantés à Glycère,

Par un fil secret, nous semblent tenir

Aux jours de pain sec trempé dans l'eau claire!

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