LE CHATEAU DE BAYARD
De ton château natal j'aime à voir les murailles, La poterne et le toit, les tours et l'escalier. J'aime tout ce donjon, ô vaillant chevalier, Dont la patrie en deuil mena les funérailles!
Ah! quand tu te ruais, sous ta cotte de mailles, Dans les rangs espagnols prompts à se délier, Qui jamais t'aurait dit, géant de nos batailles. Que tes propres neveux voudraient t'humilier!
Précurseur des Marceau, des Kléber et des Hoche, Tu ne prévoyais pas que tes bons Grenoblois, Au mépris de l'honneur et de toutes les lois,
Un jour, comme un blason indigne qu'on décroche.
Insulteraient le bronze issu de tes exploits,
Et qu'ils feraient cela « sans peur et sans reproche » !
PnO. MONADES I;T voyages. '203