‹ Sonnets capricieuxChapitre 177 sur 259 · DERNIERS ENTHOUSIASMES · texte numérisé non relu

DERNIERS ENTHOUSIASMES

Oui, l'âme est immortelle, et la fertile sève Longtemps circule en nous en dépit des hivers; Vieux, on a conservé la jeunesse et le rêve. Et, sous le poids des jours, on chante ei.cor des vers !

Aussi bien qu'autrefois je jouis des bois verts; J'adore un paysage où le matin se lève; Au plus haut de l'azur un chef-d'œuvre m'enlève, Et deux beaux yeux me font oublier l'univers.

J'aime encor les chers noms de patrie et de France ; Dans un groupe d'amis, à l'endroit renommé. Je prends encor le verre et bois à l'espérance !

Entre le jour présent, doux, paisible, embaume, Et les jours d'autrefois, quelle est la différence ? Aucune... si ce n'ett, pourtant, qu'on fut aimé!

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