‹ Sonnets capricieuxChapitre 181 sur 259 · A EDMOND TEXIER · texte numérisé non relu

A EDMOND TEXIER

0 mon vieux compagnon, ô mon vieux journaliste, Ta plume s'use en vain au travail routinier. Grâce à l'esprit charmant qui jour et nuit t'assiste, Elle n'a rien perdu de l'élan printanier.

J'ai lu ces vers heureux échappés d'un cœur triste. Échos du premier âge où rien n'est du dernier. Dans ces vers colorés j'ai reconnu l'artiste. J'ai reconnu le chant d'un oiseau prisonnier.

Ta muse est cet oiseau qui souffre et bat de l'aile; Traînant à son pied rose une dure ficelle, Il regarde le ciel du bas d'un sombre mur.

A le voir piétiner sur une dalle plate.

On sent qu'il plongerait tout à coup dans l'azur,

Si jamais le bon Dieu lui détachait la patte.

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