‹ Sonnets capricieuxChapitre 183 sur 259 · A DUMAS FILS · texte numérisé non relu

A DUMAS FILS

S'il faut en croire les présages, L'hiver sera rude et méchant.

Les gazetiers vont rabâchant Qu'ils ont vu des canards sauvages.

Hâte-toi donc vers nos rivages; De ces oiseaux suis le penchant.

Ami, les arbres de mon champ Gardent encor tous leurs feuillages!

En vain du Nord l'été s'enfuit; Dans nos vallons, ce soir encore, Les vents sont doux, l'horizon luit;

Et ce soleil qui le colore Attache son bonnet de nuit Avec les rubans de l'aurore!

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