LE CENTENAIRE 15 AOUT 18G
Ce malin, le canon, d'une aubade sonore,
A salué ce jour, ce grand jour glorieux.
La cloche, en même temps, pour en fêter l'aurore,
A chassé le sommeil qui fermait tous les yeux.
« Un siècle seulement! Il pourrait vivre encore! » Semblaient dire ces chants de la terre et des cieux; Et le peuple, fidèle aux faux dieux qu'il adore. Le long des boulevards s'est répandu joyeux.
Dans toutes les cités de France, pavoisées, Il admire, ce soir, les rapides fusées Qui retombent du ciel en étincelles d'or.
0 grand homme! ù fléau sacré par la conquête!
De cette nation qui célèbre la fête,
Combien ne vivraient plus, si lu vivais cncor!
SONNETS CAPUICIKUX.