‹ Sonnets capricieuxChapitre 238 sur 259 · MONOLOGUE · texte numérisé non relu

MONOLOGUE

Le drame est fini, la farce est jouée : Toute fête, hélas ! dure peu de temps. La mienne, du moins, a duré vingt ans, Et n'a pas toujours été bafouée.

J'apprends que la fin n'en est pas louée : Toujours des ingrats et des mécontents!

J'aurais dû, dit-on, par une trouée.

Dégager mon aigle et mes combattants.

C'est pourtant bien vrai. Je pouvais sans doute Par un beau trépas sauver ma déroute.

En homme d'Arcole et de Marengo.

Noblement versé, notre sang nous lave ; Et, finalement, cette mort d'un brave Eût bien étonné le poëte Hugo !

Page 1