‹ Sonnets capricieuxChapitre 24 sur 259 · LES ARTS · texte numérisé non relu

LES ARTS

Le poëte s'élève au ciel inaccessible; Rien de matériel n'inspire ses accents.

L'œil ouvert sur le cœur et fermé sur les sens, Il dit un Fiai lux! comme Dieu dans la Bible.

L'heureux musicien, dans la sphère invisible, Cherche aussi ses accords plaintifs ou frémissants, Et, détachant l'esprit de ce monde sensible, Dans un monde idéal le promène en tous sens.

Le peintre a sous les yeux la vie extérieure. Il n'a qu'à faire un pas autour de sa demeure Pour voir tout le spectacle étalé devant nous.

S'il copie avec art, nous le saluons maître;

Ses tableaux sont vivants; mais le plus vrai de tous

Est celui que je vois quand j'ouvre ma fenêtre !

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