‹ Sonnets capricieuxChapitre 252 sur 259 · A MERY · texte numérisé non relu

A MERY

Ta parole en ses jeux clïlciirau toute chose; C'était le vol errant, le caprice infini. Tu passais, tu courais, sans cesse rajeuni, De l'âme à la matière et des vers à la prose.

L'hiver seul te rendait soucieux et morose. Homme renouvelé, dès qu'il était fini, Tu parlais tour à tour de Dieu, de Rossini, D'amour, de carnaval et de métempsycose.

Ainsi, charmant esprit, à toute heure levé. Promenant au hasard ta fantaisie agile, Que n'as-tu pas conté? Que n'as-tu pas rêvé?

Tu me disais un jour, fier de ta fine argile : (( J'ai mille souvenirs d'avoir été Virgile. » Mais, là-haut, je le crains, tu l'auras retrouvé!

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