‹ Sonnets capricieuxChapitre 8 sur 259 · A M. MARC MONNIER · texte numérisé non relu

A M. MARC MONNIER

Une tleur d'avril que l'herbe dévoile Exhale un parfum doux à respirer.

Un premier sourire, à travers un voile, D'un charme inconnu vient nous enivrer.

Au bord de l'azur, une jeune étoile Plus qu'un vieux soleil se fait admirer. Et j'aime, à la mer, une simple voile Mieux qu'un lourd vaisseau près de chavirer.

Tout ce qui commence et tout ce qui pousse, Astre dans le ciel, fleur parmi la mousse, Séduit le regard et donne à rêver.

Mais, si douce à voir que soit la merveille, Je préfère encor voir, à son lever, Un charmant poële inconnu la veille.

22 SONNETS CAPIUCIEUX.

Page 1