‹ Sonnets capricieuxChapitre 93 sur 259 · LES BUSTES · texte numérisé non relu

LES BUSTES

C'est un de ces jai\liiis, aux ombres épaissies, Qui des hôtels anciens enveloppent les toits ; C'est un fouillis sauvage, aux rares éclaircies, Où l'écho parle encor des choses d'autrefois.

il est beau de revoir, au plus riant des mois, Ces branches cjue l'hiver a si longtemps noircies; Tout renaît : les oiseaux chantent leurs fantaisies L'enclos abandonné redevient l'heureux bois.

Entrons, promenons-nous à travers les feuillages. De vieux marbres sont là, bustes de divers âges : La Vallière, Bacchus, l'aimable Pompadour.

La marquise, hier soir, peinte d'un reflet rose, Lan(;ait obliquement une œillade d'amour A Tibère disirait qui rêvait d'autre chose!

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