‹ Sonnets sur le SalonChapitre 6 sur 15 · DIAZ · texte numérisé non relu

DIAZ

La gorge découverte et la main sur tes yeux. Tu pleures feu l'Amour, dolente, échevelée. Je ne suis pas surpris si sa tombe est scellée : Quoiqu'il parût enfant, l'Amour était bien vieux

Te voici dans ce bois, où ton regret pieux De funèbres tributs couvre son mausolée, Cœur à jamais en deuil et femme inconsolée. Pour avoir vu mourir le plus vaurien des dieux.

Dans ta morne attitude, ô fervente pleureuse. Je lis que son décès te rend bien malheureuse. Pourtant il ne faut pas à ce point sangloter.

S'il est vrai que l'Amour gît dans la sépulture. Ne t'en désole pas, ma bonne créature : Tu peux prétendre encore à le ressusciter.

LE DEJEUNER CHAMPETRE.

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