‹ Sophie et Mirabeau, ou, 1773 et 1789Chapitre 14 sur 42 · MIRABEAU, ANDRÉ, L'OFFICIER · texte numérisé non relu

MIRABEAU, ANDRÉ, L'OFFICIER

l'officier.

Mille pardons, monsieur le comte, si je suis forcé d'exéculcr les ordres que j'ai reçus.

MIRABEAV.

Qu'est-ce, monsieur?

l'officier.

Il faut que vous veniez ce soir même habiter le fort de Jou.x.

MIRABEAV.

Ah ! [à part.) c'est encore un tour de mon père ! Il avait préparé tout cela, [haut.) Et si je refusais? l'officier.

Un peloton de grenadiers me suit.

MIRABEAU, regardant par la fenêtre.

C'est juste; vos ordres sont écrits trop lisiblenicul , monsieur, pour qu'on ne s'y conforme pas. Combien ai-je de temps pour faire mes préparatifs ?

l'officier.

J'ai l'ordre de vous emmener sur-Ie-chanip.

Et mes adieux dans cette maison ?. ..

l'officier.

Vous ne devez pas les faire.

La sévérité de M. de Saint-Mauris m'étonne : ou plutôt quel soupçon. ..

ANDRÉ

Comment ! parlir toul de suite?

MIRABEAV.

Au moins vous me permetrez de prendre mon chapeau ••

ANDRÉ

Et moi, mon Rousseau?

MIBABEAO.

Allons, André. [Il sorl.)

ANDRÉ

Allons, monsieur le comte. 0 bonté paternelle! voilà de tes coups ! on voit bien que le marquis de Mirabeau a passé par-h'i. (Ju moment où il sort avec non maître, Saint-Mauris parait au fond.)

Page 1