‹ Sophie et Mirabeau, ou, 1773 et 1789Chapitre 35 sur 42 · HABITANS DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

HABITANS DE MARSEILLE

CHOEUB.

Ain du Barbier châtelain.

Quand^unc ville, en son libre suffrage, D'un homme pur a su faire le choix, C'est un devoir de venir rendre hommage Au député qui défendra nos droits.

Qu'entends-je?

LÉON

Les électeurs de Marseille vous appellent aux états-généraux, et c'est moi, monsieur, moi qu'ils ont ainsi que vous, honoré de leurs suffrages, qui suis cliargé de vous apporter ce titre glorieux... Aix vous a nosnmé également, et voici votre double mandat.

Je suis nommé. Ah! ma tCtc est bridante ! Je me crois déjà à la tribune! Messieurs, j'accepte la mission que vous me confiez... Monsieur Léon, mon nouveau collègue, vous seconderez mes efforts, vous délendrcz comme moi la cause sacrée du peuple et voilà {viontrant GabrieUe. ) quelle sera votre récompense.

LÉON

Ah ! monsieur!

GABRIELLE , à Sophie. Bonne mère !

SOPHIE

Ne l'avais-je pas promis d'excellentes nouvelles?

Mta&BEAl'.

Demain, nous partirons tous... André, vous me suivre^.

ANDRÉ

Oui, monsieur le comte, [à part.) Je verrai Paris... J'entendrai parler de mes chers philosophes!

( Musique dans l'orchestre jusqu'à la fin de la pièce. )

MiRABEAT) , aux électeurs.

Ma vie privée est terminée... ma vie politique commence... Avant peu de temps, messieurs, vous entendrez parler de moi, et vous jugerez si je suis digne de l'honneur que vous m'accordez... Une réforme juste, des concessions sages, voilà ce que nous voulons tous et ce que nous obtiendrons, quels que soient les obstacles que l'on fasse naître sous nos pas. Uien ne m'effraiera pour faire triompher nos droits, et de celte assemblée {à Léon.) où nous entrons par la volonté du peuple, nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes !

FIN DV DEliXlEME ET DERKIER ACTE.

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