‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 5 sur 223 · Voir infrà livre IX. ch. iv · texte numérisé non relu

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vin PRÉFACE.

est un caporalisme importé d'Allemagne comme le proclame .M. Charles Andler1. Quand ils réservent toute leur énergie contre leurs compatriotes, les partisans de la lutte de classes sont logiques; car ce n'est point la peine d'essayer de prendre chez un voisin qui se défendrail ce qui sera à la portée de leur main, le jour où ils auront le pouvoir. Ils montrent la manière dont ils eu useront, en célébrant l'anniversaire de la Commune; et, ceux qui se prétendent pratiques, comme les leaders de la Confédération générale du travail, donnent pour idéal à leurs troupes la grève générale avec le sabotage, les courts circuits, les explosions de gaz et de dynamite, les déraillements et les tamponnement- de trains.

Ce n'est qu'après le congrès de Nancy, à la fin d'août 1907, que des radicaux ont paru s'apercevoir que si les socialistes, dignes de ce nom, étaient partisans de la guerre sociale, ils poussaient l'amour delà paix jusqu'à l'insurrection en cas de guerre étrangère.

Le 7 septembre 1907, M. Jaurès s'écriait au Tivoli- Vauxball : Le gouvernement ennemi sera celui qui refusera l'arbitrage. Et celui-là devra être combattu par les fusils mis entre le< m ai ns des prolétaires pour combattre leurs frères de l'autre côté de la frontière Cependant il y a plusieurs années que M. i,. lier. planté " le drapeau dans un fumier el qu'il est membre du comité directeur du parti socialiste unifié. Après beaucoup de déclamations, le congrès du parti radical et radical socialiste de Nancy n'a même pas osé voter la proposition Bonnet.

1 , Le manifeste corm ilume -. p

PRÉFACE. ix

Pourquoi? Parce que nombre de radicaux sans épithète se sonl mis à la remorque des radicaux socialistes qui eux mêmes suivent les socialistes. Ils se défendent (l'être collectivistes; mais ils concèdent toute la partie B du programme du Havre ' ; et ils collaborent à la polit ique de tyrannie et de spoliation qui est l'idéal du parti socialiste, sans s'apercevoir qu'elle est la négation des principes mêmes de la Révolution française.

Karl Marx, gendre d'un Jonker Prussien, est d'accord avec l'école historique allemande, qui fut fondée par Savigny pour réagir contre la Révolution française, et dont Lassalle n'a été qu'un disciple. Il dit qu'elle a installé à la place de toutes les libertés, la liberté sans âme des transactions commerciales. (Manif. Ciste § 6). Il lui reproche, en détruisant les ordres privilégiés, d'avoir ébranlé toutes les conditions sociales, (id. § 7) » ; et il vante les bienfaits de la féodalité 2.

Quelques-uns prétendent que la meilleure manière de combattre les socialistes, c'est de leur céder. Bismarck a suivi cette politique de gribouille en essayant de faire dévier le socialisme marxiste vers un socialisme bureaucratique : résultat, 3/200.000 voix socialistes aux dernières élections du Reichstag.

Tous ceux qui font des concessions aux socialistes s'affaiblissent à leur profit.

Les socialistes ne peuvent faire partie de la majorité d'un gouvernement parce que, ayant un programme de bataille et de pillage, ils lui imposent, comme condition de leur concours, l'obligation de l'appliquer, tandis que l'attribution essentielle de l'Etat est le maintien

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