LE FOUET
Extrait du livre d'A. Palingh. 1659,
l'exécuteur le fustigeait violemment avec des verges, et les soubresauts que la douleur imprimait à S3n corps doublaient encore ses tourments. Si la confession ne venait pas, l'exécuteur enlevait la sorcière avec une poulie jusqu'au plafond et la laissait retomber tout d'un coup sur le pavé de la salle. Et cela recommençait jusqu'aux aveux.
Si l'estrapade était impuissante, on avait le chevalet. C'était une poutre de bois triangulaire à angle supérieur aigu, sur laquelle
LES SORCIERES.
on mettait à cheval la prévenue. Puis ou lui suspendait aux pieds une série de poids. L'arêle de bois entrait lentement, mais sûrement, dans les chairs, et à chaque refus d'avouer, l'exécuteur ajoutait un poids. Marie Cartier, âgée de treize ans, fut mise au chevalet en 1647. Elle y resta plusieurs heures, et il fallut ajouter trois fois des poids pour la faire confesser. Elle fut brûlée vive. A