‹ Soudan français. Contes soudanaisChapitre 39 sur 64 · LA MEILLEURE FEMME · texte numérisé non relu

LA MEILLEURE FEMME

(Conte soDÎnkë).

Un homme disait un jour, il ne faut pas prendre une femme trop grande, tii une femme trop petite : une femme moyenne est la meil-

— Mais, lui demanda-t-on, qu'entends.tu par une grande femme.

— Quand, reprit-il, tu épouses une femme dans un pays éloigné de celui que tu habites, elle ne manque jamais, dès qu'elle a un amant, de venir te demander, bien gentiment, de lui permettre d'aller voir sa mËre. Cela ne peut se refuser, mais va donc voir ce qu'elle fera, si loin! Tu seras ledindon de laJflKe. C'est là ce que j'appelle une grande femme.

— Et qu'appel le s -tu donc une petite femme?

— Si lu épouses ta toute proche voisine, elle l'en jouera de bonnes à ta barbe !

Ainsi, ton meilleur ami viens te rendre visite, tu t'empresses de tuer un mouton pour le bien recevoir,

La ménagère prépare tout, puis elle glisse sous le lit une petite calebasse de couscous, en s'arrangeant pour que tu ne t'en aperçoives pas, et ensuite elle vient te dire : Voilà! tout est prêt, veuï-tu venir partager la viande ?

— Il y a là trois calebasses : pour qui celle-ci?

— Pour toi el notre hôte.

— Bien! meis pas mal de viande pour que mon ami soit satisfait.

— El celle-ci?

— Pour moi.

— Sers-toi bien également, car tu as «n enfant à nourrir,

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