ADIEU.—VIVE JÉSUS
Je vous dis de tout mon cœur : adieu ; à Dieu soyez-vous à jamais en cette vie mortelle, le servant fidèlement entre les peines qu'on y a de porter la croix en sa suite, et, en la vie éternelle, le bénissant éternellement avec toute la cour céleste. Que puissions-noucs tellement vivre cette année, qu’elle nous serve de mérites pour l’année éternelle !
Mais, n'est-ce pas ? dorénavant nous ne serons plus ces vieux nous-mêmes que nous avons été ci-devant ; mais nous serons des autres nous-mêmes qui, Sans exceptions, sans réserve, sans condition, seront à jamais sacrifiés à Dieu et à son amour, Si nous n'avons pas correspondu jusqu'ici à l'amour de ce gracieux Seuveur par une sainte et inséparable union de nos affections à sa saiate volonté, faisons maintenant en sorte qu’au bout de cette année nous puissions mieux aimer cette bonté souveraine.
C’est le grand bien de nos âmes d’être à Dieu, êt le très grand bien de n'être qu’à Dieu.
Qui n'est qu’à Dieu ne se contriste jamais, sinon d’avoir offensé Dieu : et sa tristesse pour
Le Ou,
cela s2 passe en une profonde mais tranquille et paisible humilité ct soumission, après laquelle on se relève en la bonté divine, par une douce et parfaite confiance, sans . chagrin ni dépit.
Qui n'est qu'à Dieu ne cherche que Jui et parce que Dieu n'est pas moins en la tribulation qu’en la prospérité, on demeure en paix parmi les edversités.
Qui n’est qu'à Dieu pense souvent à lui parmi toutes les occupations de cette vie.
Qui n'esi qu'à Dieu veut bien que chacun cache qu'il le veut servir, et se veut essayer de fure les exercices convenablies pour lui demeurer uni. |
Soyez donc tout à Dieu ei ne soyez qu’à lui, ne désirant que de lui plaire, et à ses créatures en lui, selon lui et pour lui. Quelle bénédiction plus grande vous puis-je souhaiter ! Maisellese doit obtenir de la main de Notre-Seigneur, et je crois que sa divine Majesté vous l’octroiera si vous la demandez avec la soumission et humilité convenables.
Et, quant à moi, je prie Dicu qu'il comble vos années de bénédictions. Oh! que de bénédictions mon âme souhaite à la vôtre ! Béni soyezvous en votre cœur et en votre corps, en votre personne et en celle de ceux qui vous sont plus chers, en vos consolations et en vos travaux, en tout ce que vous ferez et que vous souffrirez pour Dieu, Adorant de tout mon cœur cette divine providence, je la supplie de répandre sur votre eœur l’abondance de ses faveurs, afin qua vous soyez béni en ce monde et en l’autre des bénédictions du ciel et de la terre, des bénédictions du ciel et de la gloire éternelle. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen.
Ainsi donc, par ca souhait que je ferai incessemment sur votre âme, je vous dis adieu.
À Dieu, soyons-nous, et à Dieu sans plus, puisque hors de lui et sans Iui nous ne valons rien, non pas même nous-même que, aussi bien, hors de lui et sans lui, ne sommes que de vrai riens.
A Dieu, mais à Dieu soyons à jamais comme il est nôtre éternellement.
.À Dieu soyons-nous éternellement, et nous et nos affections, et nos pelites peines, et les grandes et tout ce que la divine bonté veut être nôtre.
O Dieu soyons-nous à jamais sans réserve, sans intermission, Sans mesure et sans fin, au temps et à l'éternité. Qu'à jamais il vive et règne en nos cœurs !
Vive Jésus ! et qu’à jamais vive Jésus !
Dites souvent: Vive Jésus ! n'est-ce pas notre mot du guet? Non! rien n’entrera dans nos cœurs, qui ne dise en vérité : Vive Jésus,
Vive Jésus! c’est Le grand mot de notre salut. Oui ! que puissions-nous au moins une fois prononcer saintement ce nom sacré de notre cœur ! Oh ! quel baume il répandrait sur toutes les puissances de notre esprit !
O Jésus ! remplissez notre cœur du baume sacré de votre nom divin, afin que la suavité de son odeur se dilate en tous nos sens et se répande en toutes nos actions. Mais pour rendre ce cœur capable de recevoir une si douce liqueur, retranchez-en tout ce qui peut être désagréable à vos saints yeux.
Que nous serions heureux de n'avoir en l’entendement que Jésus, que Jésus en l'imagination ! Jésus serait partout en nous et nous partout en lui ! Essayons-nous-en, prononçons-le souvent comme nous pourrons, que si, pour le présent, ce ne sera qu'en bégayant, à la fin néanmoins nous pourrons le bien prononcer.
Mais qu'est-ce que le hisn prononcer, ce nom