‹ Souhaits de bonne année [microforme]Chapitre 6 sur 15 · RP RE SR TT · texte numérisé non relu

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+ A le RE

autrement nous ferions beaucoup de fautes en nous empressant ; jusque même la pénitence, il la faut faire paisiblement. Voici, disait ce pénitent (David), que ma très amère amertume esl en paix.

Remettez donc à la plus secrète providence de

Dieu cs que vous trouverez maiaisé, et croyez fermement qu’il fera une douce conduite de vous, de votre vie et de toutes vos affaires. Otez de votre imagination ce qui peut vous troubler ; ne pensez point à ce qui vous arrivera demain, car le même Père éternel qui a soin de vous aujourd'hui en aura soin demain et toujours ; ou il ne vous donnera pas de mal, ou s’il vous en donne, il vous donnera un courage invincible pour le suprnorter. Tenez-vous seulement bien à la main de sa Providence et il vous assistera en toutes occasions, el où vous ne pourrez marcher, il vous portera ; c'est le propre de ses enfants de se remettre à lui dans les orages et tempêtes. Que devrez-vous craindre, étant à Dieu qui vous a si fortement assuré qu'à ceux qui l'aiment tout revient à bonheur !

+ Dites souvent à Notre-Seigneur : O Dieu!

vous éles mon Dieu, el je me confierai en vous; vous M'assisterez et serez mon refuge, el je ne craindrai rien ; Car non-seulement vous êtes avec moi, mais vous êtes en moi, et moi en vons. Soyez tout assuré que plutôt le ciel et la terra passeront, que Notre-Seigueur ne manque à votre protection, tant que vous serez sa.

créature obéissante ou au moins désireuse d’obéir. ;

O mon Dieu ! que nous serions heureux, si nous pouvions nous accoutumer à faire cette réponse à nos cœurs, lorsqu'ils sont en souci de quelque chose : Notre-Seigneur y pourvoira ; et

u’après cela, nous n’eussions plus d’anxiété et e trouble ! | Fer

L'Es

Ainei puissions-nous faire, car nous posséderons la vraie paix, si nous ramassons bien toutes nos puissances et facultés intérieures, afin de les occuper toutes en l'amour de notre doux Sauveur, lequel sans doute ne manquera de nous visiter, afin de nous donner cette paix qu'il donna à ses apôtres bien-aimés.

Or, c’est cette vraie paix que je vous désire, laquelle se conserve et s’accroit parmi Ja guerre et les tourbillons des vents, des pers*cutions, humiliations, mortifications et contradictions que nous rencontrons en cette vie mortelle : afflictions et peines qui serons enfin suivies d’un repos éternel et de très douces consolations pourvu que nous les ayons souffertes avec la paix intérieure de l'esprit ; paix de laquelle Je prix n’est point au monde, non plus que la récompense, puisqu'elle vous est acquise par le mérite du sang de notre Sauveur, et que. si vous la gardez bien, elle vous acquerra le Paradis étérnei,

Dieu soit béni !

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