‹ Sources de l'histoire de RoubaixChapitre 17 sur 21 · Grardiel), à Roubaix, à Jean Fournier · texte numérisé non relu

Grardiel), à Roubaix, à Jean Fournier

(1) On a vo, au n° 181, que ce fief, acquis de Béatrix de le Rue vers 1364, contenait alors 6 bonniers d'héritage dont 3 bonniers 10 cents avaient été, avant 1391, donnés en arrentement par Jacques de Tréhout ; on le retrouvera, dans le dénombrement de 1621, sous le nom de Blanques mailles, et ne contenant plus au gros du fief que 10 cents de terre à labour, le reste ayant été commué en terres cottières.

&3. Fief innommé à Roubaix, à Monsr Guillebert de Lannoy, chevalier, seigneur de Willerval.

k4&. Fief innommé à Roubaix, à demoiselle Jeanne Le Fèvre , veuve de Jean de Marchenelles. (Cf. 23. La Masure).

&5. La Dime de Favreules , à Roubaix , à Madame Catherine de la Tannerie, veuve de Monsr Jean, seigneur de Croix. (4)

46 et £8. Fiefs innommés à Hem.

&7. (Grimbrie), à Roubaix, à Guillebert de Buynes, fils de Jean.

49. Fief innommé à Roubaix, à Isabelle de Leschielle, damoiselle de Thiennes.

50. Le Quint de la Couture du Triez, à Hem, à demoiselle Catherine d'Hem, veuve de Thierri du Forest.

54. (2) Sainghin en Mélantois, chastel, fief et seigneurie s'étendant à Sainghin, Fretin, Ennevelin, Mérignies, Lompret, Neuville et environs, comprenant, avec le circuit du château , le moulin à eau dit le Buiron et les terres ahanables, 34 bonniers 42 cents , des rentes considérables , un terrage sur 31 bonniers et 410 cents en diverses parties, 21 cents de terre qu'on dit soixtes, et 49 hommages. Tenu en justice de vicomte et à 40 livres de relief par Jean de la Douve, dit de Neuve-Église, à cause de demoiselle Élisabeth (Reubs), sa femme. (3)

(1) Par achat de Mahieu de Mastaïng, écuyer, fils de Gérard dit Grignart, qui, en 1491, avait aussi vendu le fief de Favreules à Jeanne de Quinghien, veuve de Jacques de la Tannerie. (Voir le no 275).

(2) Avec le n° 51 commence la nomenclature des fiefs relevant de la seigneurie de Roubaix par suite des incorporements successifs rappelés plus haut.

(3) Comme dépendance féodale, la seigneurie de Sainghin compte trois états. C'était un hommage de la seigneurie du Brœucq avant 1292, de la pairie du Brœucq quand celle-ci fut détachée de la seigneurie de ce nom, et enfin de la terre de Roubaix par l'effet de la réunion, en 1424, de ladite pairie à cette terre.

Le nom de Sainghin a été porté par une famille noble du pays dont on rencontre des représentants dans les actes des XIIe et XIIle siècles. De 1230 à 1244, le seigneur de Sainghin était Hellia du Maisail qui brisait ses armes d’un lambel. (Demay, Sceaux de la Flandre, no 1551). Puis vient à la An du XIIe siècle Pierre de Sainghin, chevalier, fils ou petit-fils d'Hellin , portant les mêmes armes : Un plein eu franc canton , au lambel de cing pendants sur le tout. (Ibidem , n° 5038). — Pierre, seigneur de Sainghin, chevalier, autre peut-être que le précédent, si l'on en juge par ses armes dégagées du lambel.

. 68. Un fief de 20 bonniers, à Saingbin , à Madame Jeanne de Prayaux , dame de Fretin. 40 livres de relief.

53, Les Anneaux, (à Ayelin), comprenaat en manoir, motte, bassecour et terres abanables 13 bonniers 15 cents, des rentes sur 44"bonniers, un terrage sur 33 cents de terre et 5 hommages. Fjef lige tenu à 10 livres de relief et en justice de vicomte par Alard de le Porte à cause de demoiselle Agnès Renier, sa femme.

54. Un fief de 6 bonniers esclichés hors du fief des Anneaux, à demoiselle Catherine de Lanstais, veuve de Jacques Willin.

55. (Le Watlier), à Avelin. 33 cents de pré, à Jacques Gommer.

56. Le Rosel, à Avelin, valant par an 80 francs ou environ. Tenu en justice de vicomte et à 40 livres de relief par Bauduin de la Chapelle. (1)

paraît dans un acte du mois de juin 1311. (Douët d’Arcq, Collection de sceaux, n° 3603). — Celui-ci eut pour successeur Marie de Landas , épouse de Jean de Mortagne dont le père avait cédé la terre de Mortagne et la châtellenie de Tournai à Philippe-le-Bel en janvier 1313. Jean de Mortagne, chevalier, seigneur de Sainghin, fils du précédent et de Marie de Landas , fut tué à la bataille de Poitiers en 1356 ne laissant point de postérité. Marguerite de Mortagne, sa sœur et héritière, vendit la seigneurie de Sainghin , en 1372, à Jean de la Rocq , chevalier gascon ; (comte du Chastel , Notices généalogiques . tournaisiennes, p. 16) d'autres disent à Jean de la Motte qui est peut-être le même personnage dont le nom aura été mal lu. Ce dernier la vendit à Guillaume Parole, receveur de Lille.

‘Guillaume Parole , chevalier, seigneur du chastel de Frelinghien et de Sainghin , mort au mois d'œæût 4384; laissait de Jeanne Desptez, sa première femme, trois filles dont l'atnée Catherine Parole, héritièrp de Frelinghien, avait épousé en premières noces Wattier, dit Morel de Halluin, tué d’nn coup de canon à la bataille de Rosebecque, le 27 novembre 1382, et dont elle avait retenu deux enfants : Jean et Isabelle de Halluin, qui plus tard furent successivement seigneur et dame de Sainghin. Catherine Parole épousa en secondes npces, au mois de mai 1384, Henri de Mortagne dit d'Espierres, gouverneur de Lille en 1404.

Guillaume Parole avait eu de sa seconde femme Jeanne Le Niepe ou le Neveu , fille de Pierre, morte en juin 1375, deux filles et un fils appelé Jean. Celui-ci qualifié chevalier, seigneur de Sainghin, se fit bannir de Lille et fut tué.à Tournai en 1408. Catherine Parole, sa sœur consanguine , hérita de la terre de Sainghin et la laissa à son fils Jean de Halluin. Elle mourut le 4 août 1410.

Jean de Halluin, seigneur de Sainghin en BMélantois, figure dans l'acte d'amortissement donné à l'Abbiette de Lille , le 27 janvier 1444 , d'une terre tenue de Sainghin. 11 mourut le 9 novembre 1449, sans enfants de Marguerite Gommer, son épouse , qui trépassa l'an 1458. Jsabeau de Halluin, sœur et -héritière de Jean, avait épousé Jean Reybs, de Bruges. C'est leur fille Isabeau Reubs, dame de Sainghin, qui était alliée, à, l'époque du présent dénombrement, à Jean ou Jacques de la Douve, dit de Neuve-Église.

(1) En 44390, Le,seigneur, du, Rosel était Jean. de la Chapelle (Dénombrement de 1621 )

57. (Henriet Le Preud'homme) à Avelin, consistant en rentes sur 17 bonniers 12 cents et demi. Justice de vicomte, 10 livres de relief.

58. (Hellemmes) à Hellemmes et la Madeleine. 42 bonniers et demi, des rentes et ? hommages; justice de vicomte, 40 livres de relief. Ce fief avait appartenu à Jean d'Espaing et n'était pas relevé au moment du prèsent rapport.

59. (Orifontaine) à la Madeleine, hors de la porte des Reignaux. 5 bonniers 45 cents, des rentes, justice de vicoñte ; tenu à dix livres de relief par Bertrand de le Barre.

60. Un fièf à Ronchin, 7 bonniers 44 cents, des rentes et 3 hommages, tenu à 40 livres de relief par Gauthier de Croix, dit de Drumez.

61. (Le Becque), à Ronchin, contenant 32 livrées de terre au vieux prix. Justice de vicomte. Tenu à 40 livres de relief par Philippe de Landas, fils de Bauduin.

62, 63, 64. Trois fiefs innommés à Fives, à Lezennes et à Ronchin.

65. Le Bersin à Sainghin, (1) fief de 42 bonniers tenu à 40 livres de relief par Jean de Gongnies, à cause de demoiselle Jeanne Castersbois , sa femme, qui fut fille de feue Marie Vrete.

66. Le Rosier, hors la porte des Reignaux, à Saint-Maurice , à la Madeleine et à Fives ; contenant 5 bonniers 40 cents 3 quarterons et le quart d’un quarteron de terre et 5 cents de pré; des rentes. Tenu à 40 livres de relief par Gérard de Thieulaine, à cause de demoiselle Marguerite de Bouvrie, sa femme.

61. (Thieffries), à Ronchin. 6 bonniers 3 cents et des rentes.

68. (Dadizelles), à la Madeleine. 6 quartiers de terre et 2 cents de masures; des rentes et 3 hommages. Tenu à 19 livres de relief par Cornille Ghiselin.

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