‹ Sources de la prédicationChapitre 4 sur 81 · BIBLE, PÈRES, CONCILES · texte numérisé non relu

BIBLE, PÈRES, CONCILES

Nous parlerons d'abord delà Bible comme de la lïiine la plus féconde et la plus nécessaire à la composition du sermon, et nous dirons ensuite assez brièvement quelques mots des Pères et des Conciles, trois grands fleuves décomposition oratoire.

(i) Isaïc, Lv, li. — (2) Ps. xvin. 8.

Scrutamini scnpHirai> « Sondez les Ecritures. »

(S. Jean, v, 39.)

Les saints Pères ont ouvert TEvangile de saint Jean; ils ont lu ce mot : « Scrutez ; Scrutamini. » Ils se sont arrêtés d'effroi, et, voyant ouvert devant eux le divin abîme de vérités et de toutes les vérités, ils ont chanté l'Ecriture comme une mer immense, un océan sans rivages, une cita- /^'^Jle aussi haute que le ciel, un banquet si riche qu'il peut rassasier tous les esprits et tous les cœurs, et enfin comme un trésor si abondant, que riiumanité entière, en y puisant, ne peut manquer de faire fortune. Ces illustres docteurs répètent en tremblant : Scrutez les Ecritures^ et ils se courbent de révérence devant la majesté de l'Evangile, aux éclairs duquel, dit saint Jérôme, tout sens humain est comme émoussé : Intelligat majestatem Evangelii, ad cujus fulgura omnis mor-^ talium liebetatur sensus. Il dit, dans une énergie à

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jamais insolite : « Le sang de l'Evangile ; Sanguis Evangelii^ » parce que l'Evangile a créé, a donné la vie régénératrice à l'homme, et que celui-ci ne peut la conserver qu'à condition que ce sang évangélique coulera dans ses veines et qu'il engraissera son âme. C'est le sel du monde, l'Evangile; c'est la cité placée sur la montagne comme le grand fanal de l'univers : « L'oracle sacré, c'est l'esprit de Dieu même, » dit Salvien : Scripturœ sacrum oraculum mens Dei est.

Ecoutez, ô hommes! ô prêtres du Seigneur! L'Evangile, c'est la vérité, la bonté, la lumière, la consolation, la félicité. Il enseigne la vérité, il commande la bonté, le bien; il fait briller le resplendissant soleil de justice, il donne la consolation en ce monde et promet la félicité pour • l'autre. Ainsi a dit Hugues de Saint-Victor, suivi du docte Théophylacte : a Certainement, dit-il^ les Ecritures sont la porte par laquelle nous sommes conduits à Dieu 5 Profecto Scripturœ ostium sunt per quas adducimur ad Deum. Il faut les scruter, parce qu'elles donnent raison de tout : De omnibus rationem dant (1). » Et le solitaire de Bethléem tire ces conclusions : ce Que le prédicateur passe aux Evangiles, qu'il l^s prenne dans

(1) Commentaire sur le chapitre x* de l'Evangile de saint Jean, page 398.

ses mains, et que jamais, il ne les dépose; Ad Evangelium transeat, nunquam ea positurus de manibus.^Et ailleurs : «11 faut lire TEvangile chaque jour et y cueillir un beau petit bouquet pour le flairer.»

Scrutez, scrutez la Bible, c'est le livre du prêtre, c'est le livre du prédicateur apostolique : Liber sacerdotalis, c< C'est le livre, dit saint Jérôme encore, qu'il faut lire toute la journée et dont la page divine et sacrée doit recevoir la face tombant de sommeil de l'homme de Dieu.» C'est le livre de Dieu. «Car, dit le pèreSaint-Jure (1), si nous faisons état des livres selon la grandeur de l'esprit et du savoir de leurs auteurs, quelle estime devons-nous faire de. la sainte Bible, qui est l'ouvrage, non des hommes ni des anges, mais de la sagesse même, et qui me fait dire qu'un seul chapitre de ce livre divin vaut mieux, est plus utile, contient plus de merveilles, si nous avions les yeux assez clairvoyants pour les découvrir, que tous les livres qu'ont faits et que feront jamais tous les hommes. Chaque syllabe, dit saint Chrysostome, chaque point a en soi un trésor caché. C'est pourquoi il la compare aux riches mines d'où l'on tire l'or; aux parfums qui

(1) Connaissance de Jésus-Christ, liv. lll, chap. xii, tome V, pages 100, 101. Edit. de Glermont en 1836.

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embaument le monde 5 et saint Basile à une pharmacie où l'on trouve des remèdes pour toutes les maladies.

» Aussi saint Paul (1), instruisant son disciple là-dessus, lui dit : Omnis scriptura divinitàs inspirata utilis est ad docendum^ ad arguendum, ad corripiendiim, ad erudiendum injustitiâ, ut perfectus stt homo Dei ad omne opus honum instructus. Les saintes Ecritures sont propres et utiles pour enseigner la vérité 5 pour reprendre et convaincre les errants, pour corriger les pécheurs, pour instruire à bien vivre, pour dresser un homme à toutes sortes de bonnes œuvres et le rendre parfait. Partant, le prédicateur en doit aimer extrêmement la lecture et les avoir continuellement en main... S'il veut exercer utilement son ministère, il faut qu'il consacre ses soins à la lecture de la sainte Ecriture, qu'il prenne là ce qu'il doit dire, qu'il en tire et propose des textes bien choisis, bien digérés, bien éclaircis et bien pressés, et après qu'ail s'en promette, avec la grâce, d'excellents et très-puissants effets. »

Scrutez donc, mais ne corrompez pas ; n'altérez pas, ne changez pas, dit saint Chrysostome (2); scrutez, non par une simple lecture,

(1) il ùTimotli., m, 16, 17.

(2) Ilomijlie n" sur in Principio erat Verhum, tome V, page 782. Edil. do. Lyon, 1687.

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mais par une investigation soutenue et mille fois répétée de la hauteur du sens. Dieu véritablement nous a donné les saintes lettres, mais il n'en a pas dénudé et mis à jour les contemplations et les sens : Scrutamini, non corrumpite, scrutamim, non simpli citer legentes, sed altitudinem sensuum pervestigantes . Deus sacras Utteras qidâem dédit, sed earumdem contemplationes non denudavit. Saint feernard appelle la Bible le puits du raisonnement^ Puteiis satietatis (j), à cause de la profondeur des mystères de Dieu : Propter mysteriorum Dei profunditatem. Vos jugements, ô mon Dieu ! sont de grands abîmes, disait David; et le grand Paul, en Iremblantet en défaillant, s'écriait : 0 hauteur et profondeur de la sagesse et de la science de Dieu ! Voilà le puits ; qui le sondera ? Mais aussi celui qui, appuyé sur Dieu, y descendra, en tirera les eaux de la réfection et les boira, sera enivré de l'abondance de vos vérités, de vos grandeurs et de vos vertus, ô Dieu de mon cœur; il les répandra comme une fontaine abondante, élèvera^ rassasiera, illuminera tous ceux qui l'entendront. Voilà, oui, voilà le puits divin de l'orateur évangélique î Qu'il en tire constamment les eaux et qu'il n'en cherche ni n'en boive pas d'autres.

(1) De Diversis, xciv, tome 11, seconde partie, page 488. Edit. ia-8°, de Paris, 1067.

Scruter ne veut pas dire simplement lire, mais approfondir, sonder, fouiller partout pour trouver, comprendre le sens. «Ici, dit encore la Bouche d'or, il ne faut pas seulement se livrer à une lecture nue; mais il faut chercher dans les profondeurs pour pouvoir trouver le vrai sens de la vérité ; Ut non tantàm mulœ lectioni vacemus, sedy indagatis profundis, verum veritalis sensum percipere valeamiis []) . y)

Et il ajoute : « C'est un grand trésor qui est caché dans les Ecritures, et qui est enfoui à la dernière profondeur; c'est pourquoi il y a besoin de scrutation, afin qu'après avoir trouvé et appris la vertu qui s'y trouve, l'on puisse en retirer d'immenses avantages : Thésaurus magnus in scrtpturts est reconditus, et in profunditate laiens; idcirco scrutatione opus (2) . »

«Que la profondeur de vos Ecritures est admirable! s'écrie saint Augustin (3). Leur surface, comme pour nous attirer à les lire, se présente agréablement à nous, qui ne sommes que des enfants en ce qui regarde leur intelligence; mais leur profondeur, mon Dieu, est merveilleuse; oui, merveilleuse. Je ne saurais la considérer qu'avec

(l)Dtf Diversis, tome PS col. il 8, au-dessus.

(2) Tome I", coL 144, vers la fia de la seconde.

(3) Confess., liv. XII, chap. xiv.

effroi 5 mais un effroi de respect et un tremblement d'amour : Horrorest intendere ineam, hcrror honoris, et tremor amom.» Vénération pour l'Ecriture, honneur, pour nous. Quel honneur que de lire le livre de Dieu, que d'entendre sa parole, et que d'entrer dans tous ses secrets ! Lisez la Bible : Scrutamini scripturas^ et vous lisez les lettres de Dieu qui viennent du ciel, et vous apprenez à le connaître avec ses ouvrages, vous-même, * par conséquent, qui êtes le principal; vous y trouvez le secret de la perfection pour ce monde et la vie éternelle en l'autre. En lisant la Bible, vous vous mettez en correspondance aveô Dieu et vous recevez les nouvelles du ciel et de Tautre vie. Y a-t-il honneur comparable ? Quel amour vous devez avoir pour ce livre et pour ces bonnes nouvelles? Scrutamini. Jésus-Christ lui-même vous commande de passer votre vie à le lire, à le sonder, à le perscruter : Scrutamini, Ses doctrines sont comme infinies ; elles ne seront jamais épuisées, et toujours elles éclaireront, elles instruiront, elles formeront, elles perfectionneront. C'est le livre de la vérité, de la vertu, de la perfection^ de Dieu. Jeunes, vieux, savants, ignorants môme, prêtres, prédicateurs, religieux, professeurs, instituteurs quelconques, laïques, gens du monde, scrutamini^ lisez, lisez, lisez : le matin, à midi, le soir ; à la maison, à l'église, dans les

champs... à la ville, à la campagne^ à l'ombre des bois, dans le bosquet, le long du ruisseau murmurant... lisez, suez, fatiguez-vous à scruter, endormez-vous sur votre Bible, réveillezvous averelle^et relisez. Ce n'est jamais assez, cp n'est-janiais trop.

Pourquoi ? Parce que l'on y trouve tout. Ecoutez les Pères, dans leur langage riche, sublime, vif, empressé. L'Ecriture sainte, disent-ils, est le flambeau divin qui éclaire les hommes ; c'est la potion préparée par Dieu pour nous conduire k son amour; c'est la lettre du ciel, notre patrie, qui nous y rappelle; c'est un miroir où nous nous voyons tels que nous sommes; c'est une médecine céleste, remède à tous les maux, médicament divin, trésor de toutes les richesses et abondances, abîme de vérités, grand viatique pour le salut, royaume des cieux. Elle porte l'âme au ciel sur son char d'or ; elle console les affligés, illumine les aveugles : plus douce que l'huile, plus pure que l'or, plus belle que l'argent, plus suave que le plus doux condiment, donnant plus d'hilarité que le vin, c'est le mets des anges, la gloii^e des apôtres, la force des vierges, la réfection des rehgieux, l'occuflation des évêques, le réservoir des prédicateurs, le principe de l'enfance^ le soleil de l'âge mûr, le bâton de la vieillesse, la ligne du devoir, grande aurore

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de Dieu qui chasse les ténèbres de la nuit et dissipe les doutes, étoile polaire de tous les égarés> dans la nuil de lexil, pain des intelligences, vertu descviu,^ ior. . <lo la volonté, nourriture des âmes, chc^ iNc om ?'ière du progrès spirituel, inslrunn'îit d.; jMM'tV'eti'Mi. [)»Hie du ciel. Yoy^ez (•(Hiinioiii ir - r,|,xh.. |)i!inM>< célèbrent nos saints livres î Mais je rutiiarquejavec un auteur, que les plumes les plus éloquentes, môme parmi les incrédules, ont aussi célébré l'empreinte divine qui rayonne dans le livre prodigieux qui a conquis le monde en le condamnant : tellement que , amis et ennemis, fidèles et non fidèles, aiment la BiblC:, louent la Bible, veulent la Bible et surtout TEvangile, comme le livre ck3 Dieu. Prêtres, voilà une leçon î Prédicateurs, voilà un incitament! '*

Ecoutez et comprenez ! Le Verbe de Dieu, représentant de 1 humanité, a tellement voulu qu'elle fût imprégnée de lui, que, dans ses admirables inventions, il a créé les deux modes les plus puissants de s'unir intimement à elle et de ne faire qu'un avec elle. Ainsi il se produit par la parole; cette parole pénètie Tàme, l'impressionne cî la divinise. 11 se produit, ô prodige ! par la manducation qu'en fait le corps humain, qui s'incorpore à lui et qui demeure en lui : voilà un autre mode de déification. Voilà l'homme

tout dans le Verbe divin et par l'âme et par le corps. C'est le Verbe divin que votre âme écoute et reçoit par la lecture ou par la parole de la Bible, comme elle le reçoit d'une autre manière dans l'Eucharistie en le mangeant de la bouche. Mais que ce soit d'une manière ou de l'autre que le Verbe divin se produise et se communique à l'âme, ou comme parole de Dieu pour éclairer l'esprit et échauffer le cœur, ou comme pain de vie, dans l'Eucharistie, pour nourrir l'âme et la fortifier, c^est toujours Verhum divinum qu'il faut traiter avec le plus grand respect, qu'il faut chercher et lire dans la Bible. Ecoutons saint Césaire : « Qui vous paraît plus grand, dit-il, ou le verbe de Dieu ou le corps de Jésus-Christ ? Si vous voulez répondre vrai, contintie-t-il, vous devez dire que le verbe de Dieu n'est pas moindre que le corps de Jésus-Christ : Quid v obis plus esse videtur^ verhum Dei an corpus Chris li? Sive^ rum vuîiis respondere^ hoc utique dicere dehetis quod non sit minus verhum Dei quam corpus Christi (1). » Ainsi, conclut-il, n'est pas moins coupable celui qui a négligé la parole de Dieu, soit en ne la cherchant pas dans la Bible, soit en Tentendant mal, que celui qui, par sa négligence, laisse tomber à terre le corps de Jésus-Christ.

(1) Saint Aug., tome V. Appendice, coL 504, n* 2.

Qu'est-ce donc que la Bible? Livre de Dieu, livre du ciel, livre inspiré. Les quarante auteurs des soixante-douze livres de la Bible ne sont que les secrétaires de Dieu. Livre précieux et divin, le premier des livres et au-dessus de tous les livres ; livre des évêques, des prêtres et des religieux par excellence ; livre qui doit être le premier ornement de toute bibliothèque. Ce livre contient l'Ancien et le Nouveau Testament.

DIVISION DU PREMIER FLEUVE liA BIBI4E

La Bible est le plus riche des livres.

La Bible est le plus beau des livres.

La Bible est le meilleur des livres.

Riche des richesses de Dieu ; beau des beautés de Dieu; excellent des vérités et des vertus de Dieu.

Quand le prophète Isaïe dut accomplir sa mission et annoncer les desseins et les volontés du Seigneur, un séraphin descendit du ciel pour lui brûler les lèvres avec une pierre de feu pour les purifier; et moi je lui demande la même grâce pour ma plume et ma bouche : Et volavit ad me

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unus (h semphim^ et in manu ejus calculus, quem forcipe tulerat de altare.Et telùjit os meum et dixlt: Ecce tetigit hoc labia tua, et auferetur miquitas tua{i). ...

(t) Isaïe. <:. tj

PTVRMIKKb; rARTTE

La bible L6T LE PLLb KltHE LEb LIVLE

Dés que la Bible est l'œuvre directe de Dieu, nous pouvons conclure à sa richesse, à sa beauté et à son excellence ; car Dieu ne fait que du riche du beau et du bon.

Mais la Bible contient toutes les nobles richesses : richesses spirituelles, intellectuelles, morales, sociales, éternelles. Un saint Père les chante (1) : a De l'unité indivisible et divine, de ce principe infiniment fécond qui nous est connu par les saintes Ecritures, découle la participation de Tètre et de toute son existence, quelle qu'elle

(i) S. Donvs Âréop., des Noms divins, cliap. v, n** 7, page H 3 de ]«i nouvelle traduction.

soit, tout principe, toute fin, toute vie immortelle, toute sagesse, tout ordre et harmonie, toute force, toute protection, tout affermissement et tout bienfait, toule intelligence, toute raison, tout sentiment, toute habitude, tout repos, tout mouvement, toute union, toute alliance, toute amitié, toute concorde^ toute distinction, toute limitation, enfin toute autre réalité qui se rencontre dans les êtres. »

Nul livre ne parla comme ce livre ; nul livre ne contint les richesses de ce livre; nul livre n'eut la fécondité illimitée de ce livre.

ce La Bible, dit un prédicateur contemporain, est le livre par excellence, le seul livre qui mérite, à proprement parler, le titre de livre : tous les autres livres étant sortis de la main des hommes , tous portent le cachet de leur ignorance, de leur faiblesse et de leur pauvreté. Ce livre divin est le seul où l'homme n'ait pas déposé une de ses pensées ignorantes. La Bible est le livre de Dieu, le livre de l'humanité, c'est l'épopée de l'univers. Trente ou quarante écrivains ont fait ce livre; ils ne se connaissaient pas, ils vivaient souvent à des siècles de distance, et ce livre est un de l'unité la plus complète, la plus forte, la plus indivisible. Vous ne pouvez pas retrancher une ligne de ce livre, sans le détruire ; il est sorti tout entier d'un seul jet ; c'est

LA BIBLE EST LE PLUS RICHE DES LIVRES n

l'Espiit-Saint qui l'a inspiré, et ceux qui l'ont écrit n'étaient que ses secrétaires, pour ainsi dire. Des montagnes de commenlaires en sont sortis, et il n'est pas épuisé. La collection entière des Pérès de l'Eglise, tous les livres de théologie catholique, toiis les livres ascétiques, tous les livres de morale catholique, tous les sermonnaires,tout ce qui a été écrit depuis dix-huit siècles, au sein de l'Eglise de Dieu, n'est qu'un commentaire de la Bible.

«Je le répète, il n'est pas un seul texte qui soit encore épuisé. Chaque texte de la Bible ouvre un abîme de lumière, parce que chaque parole de la Bible touche les profondeurs de Dieu même. Le seul livre des Psaumes a été traduit et commenté soixante mille fois; les Epîtres de saint Paul ont enfanté des millions de commentaires; et, quand le monde prolongerait encore ses destinées pendant des siècles et des siècles, toujours les saintes Ecritures resteraient dans leurs richesses inépuisables. Livre universel, livre des livres. »

Théologie, philosophie, législation, histoire, poésie, art oratoire, art chrétien, politique, «ciences : la Bible renferme des richesses inconnues, insondables ; c'est le livre du temps, le livre de l'éternité; le livre des peuples, h; livre de tous les hommes, le resplendissant fanal de l'humanité. Voilà une simple énonciation de ses prin-

cipales richesses. Donnons quelques courts développements.

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