VI PRÉFACE
pule, qui encombra toutes les époques. Aucun n'en fut diminué. Victor Hugo serait moins grand, s'il fi* avait écrit les Chàti' ments — des personnalités, s'il en fût !
Cest qu'il est des circonstances où Von na pas le choix des armes : quand on est atta-^ que, quand on se défend. Au moment où les pires individus se ruent à l'assaut. de la Justice, les idées générales ^ les principes, la morale, ils s* en soucient bien! Si vous n'avez que cela à leur opposer l
Le bâton, d'abord! vous philosopherez en* suite!
Assurément, la bataille des idées l'emporte en noblesse sur la basse guerre d'individus ! mais quoi! Lorsque ceux-ci font obstacle à celles-là^ n'est-ce pas combattre pour celles-ci que d^ écarter ceux-là ? Déblayons!
Ingrate besogne y mais nécessaire^ à quoi il faut bien que quelques-uns se dévouent! Je m'y suis employé de mon mieux. Hélas Je n'ai pu faire davantage ! Piètre résultat ! Ce nest qtiun tout aetit lot de fripouilles, dans ce
PnEFACE Vil
livre! Pourquoi pas tel et tel? me dénonçaiton avec indignation ! ma réponse est qu'ils sont trop I Je ne connais guère que ceux « de ma partie. » Mais il y a commence-' ment à tout. Patience^ le tour des autres viendra...
Ingrate besogne^ ai~je dit. En effets cette lutte ne comporte guère de joies et les risques y sont nombreux.
C'est peut-être là ce qui m'a tenté !
Si fai à me reprocher y parfois^ quelques excès y je ne nCen afflige pas autrement. Lari des ménagements n* est pas mon affaire, fai froissé de brillantes amitiés. D'autres se sont écroulées, stupidement : des camaraderies s'éloignent ; des connaissances s^ effacent. On devient dangereux y les gens se font prudents ^ et y tout d'un coup, on s'aperçoit qu'on est à peu près seul^ pour avoir écrit d'un tas de coquins ce que tous lés honnêtes gens en pensent. Car il faut compter avec la veulerie de Paris, l'hypocrisie du monde, Vétemel, t universel mensonge !