PRÉFACE IX
fraîchir à ces gredins la mémoire de leur itinéraire dans la vie?
Ce faisant j il faut s'exposer , pour un jour ou Vautre, à de sournoises représailles ; qiCim' porte, on a vécu de bons instants à les marquer au fer rouge de la vérité.
< La peur de se faire des ennemis t, voilà qui arrête tant de nos faibles contemporains.
Des ennemis! Les défenseurs de Dreyfus s* en sont fait d'étranges.
Nous n'avons pas soulevé que la rancune des antisémites. Plus qu' eux Jes Juifs, même, sont contre nous !
Ils eussent préféré le silence et la consommation de C erreur judiciaire où succombe Vun des leurs, à toutes les revendications ; ils eussent préféré l'oubli à la bataille où nous nous sommes jetés pour eux — et qui sera menée^ sans eux, jusqu'à la victoire.
Ils craignent que cela n'ait fait qu'aviver la fureur populaire à leur égard. Et pour demeurer tranquilles, à leurs affaires, ils ont mis en pratique ce délicU ux paradoxe
X pnepAGE
qu ils étaient trop intéressés pour intervertir!
Ils se sont défilés. Pendant que nous cornbattonsy il fonctionne un syndicat^ surtout : le Syndicat des Voyeurs — à l'œil.
// est vrai que^ par contre^ nous avons toute une armée avec nous...
Seulement^ elle ne marche pas...
Oh I tous y avec nous y de tout cœur, de toute leur convie tiony en paroles,.. Mais... Il y a, pour chacun mille mais^ mille prétextes à ne pas s avancer...
Vous les pressez :
— Convaincus de finnocence de Dreyfusy partisans de la révisiohy vous devez signery protestery (fautant plus que votre nom est importanty votre situation considérable.
Il y faudrait compromettre son repos. Personne ne bouge.
Oh! plus tard... quand la révision serr, faite — tout le monde voudra en avoir été !
Ils sont avec nous! Et nous nous plaignons\
— Vous saveZy Sardou...Il est enragé^ ab^ solument...