FAUST
Plus vastes que les mers les plus vastes, plus sombres Que l'Age et que la Nuit l'un sur l'autre entassés, Les sources de la vie sur Faust épouvanté Roulèrent — à peine il eut divulgué leur nombre !
Ses cheveux blancs mêlés à l'écume et aux roses Qui parfumaient l'abîme ouvert autour de lui, Gonflé du souvenir de ses veilles, suivi, Comme par un grand chien, de son labeur morose,
Centenaire, victorieux, triomphant, ivre
De vertige et d'orgueil, le vieillard s'écria ;
(( Le Mot ? Quel est le Mot ? — il expirait déjà —
« Sources, vite le Mot?» — etde toutes parts: «Vivre! »