‹ Sous le vocable du chêneChapitre 48 sur 57 · LE SIMULACRE · texte numérisé non relu

LE SIMULACRE

Troublant d'un cri soudain l'obscurité nocturne, Apollon m'apparut, qui tenait dans ses mains Un laurier dont il fit mes tempes taciturnes A la gloire ingénue liées d'un dur lien ;

« Arrière ! blasphémai-je. Est-ce là ma couronne ? Vois-je ma récompense, et ces rameaux froissés, Pour qu'un père à son fils en réserve l'aumône, Dans quelle ornière impie les a-t-il ramassés ? »

Alors ce dieu m'a dit : a Les vrais lauriers sont sales. Ils sont couverts de boue, de stupres, de crachats Et, des héros ceignant la pâleur triomphale, Leur marquent le mépris des hommes au front bas ! »

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