SCÈNE XI
LES uâlIES, GELLIl’S, pwkur 4‘un nnun A *»l»« <1* d«wi lieUur LESBIE.
Gellius!
celui s, i r«‘-
A nous deux maintenant... ,
LESBIE
Que veut-il ?
MltLIOS.
Un message?
usait.
J'ai peur et pressens le^ péril !
Ils vont nous séparer! O mon bien! û ma vie!
Kl an s.
De lui cassi r les rein» il me donne l'envie.
GELLILS, pmMlart k
Quand ordonne César, tout senlinu nt se lait...
Aussi ne Tiens-je ici qu’en messager di>nvt Vous porter «b 1 sa part sa volonté suprême :
Au poêle Cal u II»!
LLvBIK , nü.'r'nur.i el «mpi-bint le me*Mg« <J'*rr.t*r k C*tul»«.
Ah ! Gellius , je l'aime!
Et...
GELLIUS, bu. » UUûe.
Je puis de César apaiser le courroux...
Vous pouvez, vous, sauver Catulle. . Voulez-vous ?
LESH1L.
Oh!
CATULLE , arnebioi l« m«UJt d« m»lo* d* Gtttti».
Qu'attendez-vous donc?... Faites votre service!
Et'HICS.
l'en suis fâché pour vous ; c’est un vilain ufUce Que vous remplissez là.
LESBIE
Catulle , ô m»*s amours !
Donne-moi la moitié de tous tes mauvais jours...
. CATULLE, Mu» lirv U Diemge.
Ainsi o l appareil qui convient à la guerre,
O s licteur», attribut du pouvoir consulaire,
Vous les prostituez à ce métier honteux D’appréhender au corps vos rivaux trop heureux?
Eux, gardiens autrefois de* libertés romaines,
Les voici sans pudeur enrôlés sou» vos lutines !
Et parce qu’une femme, au malin d’un beau jour,
A trouvé dans mon cœur l'écho de son amour,
Vous qui d’un œil jaloux convoitez cette femme.
Vous quelle a repoussé pour le corjis et pour l'âme,
Vous, par raison d'Etat, vous jetez son amant En prison... Et son crime? Il peine librement!
(Il til b«» le niMMgv.)
AUHÉ111S.
Vous êtes, Gellius, ce que j’appelle un lâche !
Les immortels au front vous ont mis celle tache,
El quelque part jamais que vous puissi< z aller Nous serons au mépris prompts à vous signaler.
GELLIUS
Nous nous t trouverons ailleurs!
CATULLE
Faites silence!
Inclinez- vous, amis, devant celte sentence.
LESBIE
Ciel!
CATULLE , tUant Mut.
À moins d'autre fête ,
VU- ns souper, poète.
Avec César, sans façons...
Point de politique,
Mai» festin lue.hique.
Vins vieux et jeune» chansons.
Le rire cl l'humeur facile Sont imités an rc(»as...
Viens, Catulle, et sois tranquille,
Gellius n’y sera pas!
Ce soir, vous voyez, il m’invite à souper.
LLSBIt y Militai tu cou de CttulU.
Catulle!...
rUBIDS ET AUBELIUB.
A souper !...
CATLLLE.
Oui...
GELLIUS
Vous voulez me duper
San» doute?
CATULLE
Lis plutôt...
mur» , à Grltiu*.
Mat joué pour votre Age.
CATLLLE, t Lrtbie.
Donne-moi ccnt baiser»!
mur», i r.«uiw.
Tant mieux !
CELUI)», t pari.
Cachons ma
iesbik.
Cent... mille et mille encor!...
CATULLE
La fièvre de l'amour
Se joint pour m’altérer à la chaleur du jour...
Teeiltiil bm c-up< à GclUut.)
I/b rôles sont changés.-.
CELUI»
Je tremble...
CATULLE
Près du maître
Gdliu» a besoin de mon crédit peut-être?
CELSIUS , 1 [41t.
(V-ar!
CATULLE
Pour (‘obtenir, Gellius t-chanson Va im* servir à boire et dire une chanson!
GELLIUS
Ali! César?
CATULLE
Ou plu» loin que la mer Caspienne Je l'envoie en exil...
GELLIl’S, rtoiptal »t prenant l'itnpbor».
Oh! qu’à cela ne tienne...
CATULLE, lui ordonutol de (tire It tour d« U Ubl«. Verse... allons, verse encor!...
(Ctllin» rempli» U eoop* d'Aurtliwj KVRIUS, tendant u coupe t Gellio».
Pardon, vieux! A mon
(Loi portant It coupe toi lèmt.)
Veux-tu boire avec moi?... Je suis si bien en cour!
Tu te fâches?
GELLIUS
Il faut gaiment prendre les choses...
lu mus.
De ma dextre je veux te couronner* de ro«es...
Catulle en un distique a dit, je ne sais où : v Fleurs et femme» sont sœur» ! »
* (U cueille u ue guirlande de rotea.)
CELUI»
C'est de très- mauvais rUBIl'S, couronnant Gclliut.
Puisque Lcsbie échappe à la brûlante flamme,
Prends sa sœur...
CELUPS.
Il a bu!... Montrons une grande Amo.
CATULLE
Assez!... Va chez César raconter mon Uniheur Que je m* quitte i»a» pour votre dictateur !
Ilts-lui que sous l'abri de ce» treille» dorées Les heures, à Venus, sont par moi consacrées;
Que Usbie est ici... <|ue c’est fêle en ce jour!