MYSTERE
Oh! qui saura jamais ce qu’il faut de rosée,
De zéphir amoureux, de soleil bienfaisant, Pour donner de la vie à la fleur épuisée
Et lui rendre, un matin, son éclat séduisant !
Oh! qui saura jamais ce qu’il faut de courage Pour mépriser l’injure et supporter l'oubli!
Ce qu’il faut de venin et ce qu’il faut d’outrage
Pour former tout le fiel dont le cœur est rempli !
Re
Oh! qui saura jamais ce qu’il faut au poète De dévouement à l’Art et d'espoir en son cœur Pour guider vers le bien sa pensée inquiète,
Et de ce grand tournoi sortir pur et vainqueur!
Oh! qui saura jamais ce qu’il faut à la femme De vertus et d’amour pour donner à l'enfant L'or pur de ses pensers, le meilleur de son âme,
Et des désirs du cœur le rendre triomphant !
hé. RAR es Fais pr ARE
Él |Méléneiintcs é tianrenrés
MAUSOLEE
Sur la tombe de A. LUsIGNAN.
À ta dépouille, à toi que nous avons aimé, Nous venons aujourd’hui rendre un dernier hommage, Car depuis que le sol sur toi s’est refermé
Tes amis dans leurs cœurs ont gardé ton image.
Sous la terre bénie où tu fus déposé Depuis bientôt trois ans, cher ami, tu sommeilles. Nulle voix de pitié n’a bercé tes oreilles
Et nul front sur ta cendre, hélas! ne s’est posé.
Mais si, poète aimé, le vulgaire t’oublie, Si le pied du passant te foule, indifférent, Si ta mémoire avec ton corps ensevelie,
Dans le cœur de nos fils déjà se désapprend,
Nous, disciples de l’art, nous tes amis, tes frères, Nous venons protester contre l’oubli fatal, Et, dédaignant l’éclat des pompes funéraires,
Bâtir à ta mémoire un humble piédestal.
EEE TS
Ah! peu nombreux sont ceux qui penchés sur ta bière, Evoquent, pleins d’émoi, ton pieux souvenir, Mais c’est assez pour que sur t: chère poussière
A redire ton nom nous forcions l'avenir.
M ne m/ FA à
Vol rapide du temps, fugitives années,
Vous nous portez si vite au terme de nos jours
Qu’à peine un souvenir des plus belles journées,
Comme l’âcre parfum de belles fleurs fanées,
Vient pur une minute en embellir le cours.
Oh! pourquoi faut-il donc laisser sur notre route
Les êtres les plus chers, les espoirs les plus beaux Auxquels il nous faut dire un adieu qui nous coûte? Pourquoi le cœur saigner des épines du doute?
Le sentier que l’on suit se border de tombeaux ?
Pourquoi tous ces tourments d’une vie éphémère ? Que croire? qu’espérer, si le monde après tout
Ne peut rien nous donner, rien qu’un peu de chimère; Que tout rêve est trompeur, et toute coupe amère,
Et qu’il nous faut souffrir et pleurer jusqu’au bout?
Mais non, parler ainsi n'est-ce pas un blasphème? Car Dieu plein de pitié pour notre humanité, " Faisant taire soudain sa jnstice suprême,
Nous ouvre grand son cœur, et dans l’âme qu’il aime
Jette un pâle rayon de sa félicité.
Et le cœur se dilate et l’âme se redresse, Et grâce à ce miracle accompli par Dieu seul, ; Le sein qui gémissait lance un cri d’allégresse É. Et l’homme enseveli sous sa propre détresse
Renait à l’espérance en brisant son linceul.
HR Een lies di