LAS
et TS mt ee 2e ee ee ee ù Ï h Î #
— 161 — fl , . . Le L JE Da victimes comprenait déjà vingt personnes, ayant at dé | perdu la vie dans ce terrible désastre, et il était impossible de se former une idée exacte du nombre 1 Fi ent total des victimes. Les autorités croyaient que la 1! HRé liste complète s’élèverait au moins à cinquante 1) 5 ‘13 de | personnes, [l'était à craindre, en effet, qu'un grand ll } i : in de | nombre de personnes ne fussent ensevelies sous les L da j décombres, et le déblaiement des débris de toutes sortes qui couvrent le terrain fera probablement dé- (fl } re couvrir les os calcinés de ceux qui ont dû perdre la | Ù , ° (NE) vie dans les flammes. Il . UN (Ji Voici maintenant l'explication des deux dépèches | | où ci-dessus : 1 “à | M. E. Sutton était un jeune Anglais voyageant ki J L . 1H avec ce ministre protestant dont j'ai déjà parlé. if ji soir Avant de débarquer à Saint-Louis, ils me demande- (Fe ! , :
| rent où je descendais et quel hôtel était le meilleur. | plus ‘ LA ce Je leur indiquai le Southern comme le meilleur, et If °, Y ji nbre les engageai à y descendre, ce qu'ils firent, malgré l in fox leur intention d'aller dans un autre établissement. l Quel mauvais conseil je leur avais donné! Au modei ment où le feu se déclara dans l'hôtel, le jeune + f sl rh H ,
in:
LA TT De À homme et son précepteur dormaient d'un profond | sommeil, Réveillés en sursaut, par les cris : Au feu! | pt qu'ils entendaient dans la rue, ils sautèrent à bas du ( 2 41 \ ! lit, sortirent de leur chambre et se précipitèrent vers l A) . . . . , | 1 lesescaliers. Lejeune homme allait devant : arrivéen r | 11h bas, quel ne fut pas son désappointement et sa sur- L 14 | prise en se voyant seul! Il voulut remonter, mais les | si 17 } ju 1 Li . . . , s “ . .
(1) | flammes avaient déjà envahi l'étage d'où il venait. q 4 Il fut donc obligé de rebrousser chemin et de se ré- el pr Ô 1h . | Hl |: fugier dans un hôtel en attendant des nouvelles de M) N : son pauvre ami. Ce 42 Celui-ci, suppose-t-on, sera retourné dans sa $ (LR chambre pour sauver quelques objets précieux ou 6 LU | DE prendre quelque argent. Puis, il n'aura pu retrouver (il les escaliers, les couloirs étant remplis de fumée. É Er (| à Alors, désespéré et affolé par la peur, ilprit les draps ni: de son lit, les fixa à la fenêtre et chercha à se sau- Pi DRE: LE «| . , + MEN ver par ce fragile et périlleux moyen. Malheu- les Î \ reusement, ou les draps ne furent pas assez (4 ER solidement attachés, où le feu les atteignit avant je Pi que l'infortuné ministre eût eu le temps d'arriver en Cp 1h bas, toujours est-il qu'il tomba de quatre étages sur fil JL
ond eu !
s du vers éen sur s les
ait.
où uver née, raps sauheu- 188CZ vant r en
s sur
le pavé de la rue et se tua raide, Ce fut une grande peine pour le pauvre Sutton quand il apprit la mort de son compagnon de voyage. Il y avait à peine trois ‘semaines qu'ils étaient partis d'Angleterre, et nous serions peut-être allés ensemble en Californie, Le ministre protestant était un homme d'une soixantaine d'années, marié et père de trois ou quatre enfants. Quelle désolation pour sa famille en apprenant une mort aussi affreuse !
Le jeune Sutton était donc sans ressources, l'incendie lui avait enlevé tout ce qu'il possédait : argent, effets, ete. Il eut recours à moi, sa seule connaissance, et je restai trois Jours avec lui, cherchant à lui faire un peu oublier le malheur qui l'avait frappé.
La mort de M. William-Félix Munster, dont me parlait la première dépêche, forme l'un des épisodes les plus navrants de l'incendie.
Gomme je l'ai dit plus haut, M. Munster était un jeune lord anglais, membre du Parlement, et avait épousé, trois mois auparavant, M! Blanche Lynch,
fille du docteur Lynch, de Saint-Louis. M. Munster
it ne Te per si
2 Sim
ne
mt nn ne né
avait réussi à sauver sa femme et à la conduire dans sa famille, et il était revenu en ville en compagnie de quelques amis, pour s'informer des détails de la ‘atastrophe. Rien ne faisait croire que sa raison eût été ébranlée par les terribles événements de la nuit; il en était malheureusement ainsi, Vers sept heures du matin, se trouvant dans le bureau de M. Conroy, il s'emparait d'un revolver, qui se trouvait sur un pupitre, et, sans dire un moi, en présence de ses amis, ilse fit sauter la cervelle, Il était âgé de vingthuit ans. On peut s'imaginer le désespoir de sa jeune femme, qui ne venait d'échapper à un grand péril que pour se trouver face à face avec un malheur plus grand encore : la mort de son mari par le suicide.
Tel fut l'incendie de Saint-Louis : en voyant la liste si nombreuses des victimes, on se demande naturellement si ces malheurs ne pourraient pas ètre prévenus en appliquant aux hôtels, comme aux vapeurs océaniques, des appareils de sauvetage en
cas d'incendie comme en cas de naufrage. Ge serait,
il me semble, chose beaucoup plus facile dans un
da
dans hôtel que sur un steamer, Get appareil consisterait | agnie tout simplement en une corde, ayant des nœuds de 11 de la distance en distance, avec un fort crochet d'acier à il in eût l'une des extrémités, ce qui permettrait de la fixer L nuit; solidement soit aux murs, soit sur les meubles, Ce (| Leures simple appareil ferait partie de l'ameublement de il nrOY, chaque chambre, Ce serait peu dispendieux et une p LÉ foule de vies pourraient être ainsi sauvées. Mais | le ses l'expérience de chaque jour parait inutile pour pré- jh, vingt- venir ces effroyables accidents, et l'homme est ainsi || de sa fait qu'il oublie généralement les grandes lecons du | grand passé pour se laisser entrainer par le tourbillon des il , mal- affaires et du plaisir, sans souci de la mort qui le | ri par menace de tous côtés et sous toutes les formes, |
Durant les trois jours que je passai à Saint-Louis, | l'asciqtai - r L , . 2 Uf nt la J'aSSiStal aux funérailles de M. Munster et à celles jl nande du pasteur Adams. Je fis tout ce qui était en mon | 1 it pas Pouvoir pour consoler celte veuve infortunée, et je | 16 aux quittai cette ville funeste, bien résolu à terminer jl ge en mon voyage le plus tôt possible et à fuir un pays si serait, dangereux. fi ins un