A NOS JEUNES LECTRICES
Après le plaisir de bien faire il n'en est pas de plus doux que celui d'avoir bien fuit.”
Vous toutes, jeunes lectrices, qui avez soif de bonheur ct Te cherchez vainement dans les jouissances de la terre, méditez AVee Nous, Vos sœurs-ainées, les paroles placées en tête de cette page. Puis, ensemble, consultons nos sentiments et nos impressions du 28 septembre dernier, et nous verrons que le bonheur est toujours à notre portée ; et que pour en jouir nous n'avons qu'à suivre la droite ligne du devoir.
Qu'est-ce, en effet, qui nous a rendues si heureuses ce jourlà, sinon Faccomplissement du devoir sacré de la reconnaissance envers nos bienfaiteurs et nos hienfaitrices ? Toutes eclles, parmi nous, qui ont été fidèles à suivre la généreuse inspiration de leur cœur, constatent aujourd'hui tout ee qu'il y a de douceur dans le plaisir d’avoir bien fait. Et remarquons, Jeunes amies, que ce plaisir étant accompagné de cette modération qui en fait le charme et la durée, ne sera jamais un écueil pour notre innocence; il w'aura pas non plus pour résultât d’amollir nos âmes, de les rendre insatiables, comme feraient tant d'autres plaisirs éphémères, ..,,, Mais il nous
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comblera de cette joie pure, délicieuse, pleine d'espérance qui est un acheminement vers les plaisirs sans mélange dont nous serons pleinement rassasiées au-delà de cette vie !
Done, jeunes lectfices, l’accomplissement du devoir Journa-
lier, en dépit de toute contradiction, voilà le véritable but de
la vie et le chemin du bonheur, puisque chaque instant est marqué par un devoir, et chaque devoir accompli est une bonne action qui est pour nous la source d’un plaisir.
O Marie! gardez-nous bien dans cette voie... C'est dans votre cœur immaculé que nous plaçons nos bons désirs d'y marcher le reste de notre vie, afin que les derniers jours de notre vieillesse soient embellis par le souvenir de nos bonnes actions,
En la fête de l’Immaculée-Conception, 1893.
en, | ELAN SPONTANÉ!