‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 103 sur 163 · Compagnie des Joueurs d'Amies · texte numérisé non relu

Compagnie des Joueurs d'Amies

Le patron de cette compagnie était St Michel; elle existait avant Tan 1667. Ses reglemens étaient des années 1699 et J744« Elle s'exerçait dans une salle de l'hôtel-dew>ille ayant vue sur la rue des Minimes.

Uniiorrae : Habit bleu , orne de brandebourgs d'or, paremens ccailate.

Les compagnies de serment suivaient les. échevins dans toutes les cérémonies publiques. A la procession de la ville , on leur délivrait ùc la poudre, ^yeç laquelle ils fai*

5 12 SOUVENIK8 saientdecontinuei.es décharges demousqueterie. Cet usage de tirer ainsi fut supprimé en 1766, à la suite d'un coup de feu qui heureusement n'avait atteint que la perruque d'un magistrat.

En 1745 , ce 5 compagnies firent le service aux casernes du Bai let t transformées momentanément en hôpital pour 1rs blessés. En 1761 , leurs oj'fiuers commandaient à Jeur tour les bourgeois de service au grand-garde , et les simples compagnons darme* conimandaieut les autres postes, < n qu »Mé de seig ns.

En 1369, le conseil de la ville ayaut reconnu que ces compagnies qui rémii^s^eut y-j hommes, ne rendaient d'au h e service que d assister aux processions et aux cérémonies soiemnelles , et qu elles occasionnai en 1 des dépenses que l'état des finances delà Ville ne pouvait supporter, il fut résolu de demander leur suppression a l'Autorité royale. En conséquence , le Roi , par arrêt du couse»! d*£iat du il septembre 1770 , supprima, ii compter dudit jour , les quatre compagnies bourgeoises , fit do» à la ville de leurs propriétés , tant mobilières , qu'immobilières , et permit

avtf officiers municipaux de les vendre, à la

charge

DES BABITANfl DE DOUÀI. 6l3 charge expresse par ladite ville de payer les dettes exigibles des compagnies , suivant la liquidaliou qui en serait faite par Tiiiten*dant. En exe'cution de cet arrêt, il fut procède', du 21 au 27 juillet 1771, à la liquidation des dettes de ces compagnies , et , avec le produit de leurs biens, qui furent vendus , leurs charges furent acquittées.

§. 2. Compagnies Bourgeoises de

Plaisance.

t.° En 1571, les Archers de Notre- Dame de Plaisance avaient un héritage près des rejets des anciens fossés , a la vieille porte de Sf Nicolas.

2.0 A la même e'poque, les Arbalétriers de Plaisance avaient un jardin aux fosse'* du vieux château; il abordait k la rue d'Infroy, et tenait à labrasserie des trois Coquelets.

3.° Les Petits Canonniers 7 dits VcrdelotSj pdssédaient, en 1660, le jardin de St Audré , lequel était alors un flégard de la ville , 6itué rue de Lille , sur le rang de l'ouest, à l'endroit où la rue fait un coude, et peu aprèi celle de St-Amand. Ce jardia

5*4 SOUVENIRS qui, en 1700, n appartenait plus aux canonniers , avait été vendu , a cette époque, par décret volontaire.

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