CALVAIRES', CROIX ET IMAGES
Disséminés dans la ville.
II a été fait mention des colonnes surmontées de croix aux pages etc.
Des calvaires avaient été dey es près des églises, et même près des chapelles. On remarquait surtout i.° celui de St Pierre, placé contre l'un des arcs-boutans sud de la tour de cette église ; x° celui établi en 1743 dans une rotonde de la rue de Valencieunes, et sur la clôture du cimetière; 3.* celui adosse au mur d entre la chapelle de Ste Catherine et la maison de madame Crespin, et se présentant en regard à l'entrée du Marché aui Poisons. Des indécences avaient été commises en cet endroit en fj38.
Un calvaire existait vis à- vis le fort de Scarpe, h l'endroit où le pavé qui conduit
celte forteresse joint la route de Lille. Il (ut élevé en 1757, sous la direction du P. Duplessis, jésuite, missionnaire réputé en ce temps. La ville contribua à J'éieciiou de
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ce calvaire , et , dans la soirée de la cérémonie , on tira un feu d'artifice eu cet endroit.
Notre-Dame des Affliges , St Fiacre et St Léonard étaient les pèlerinages les plus fréquentés par les habitans de Douai ; le i.** se trouvait à l'extrémité du faubourg' d'Esquerchin, sur l'ancienne route d'Arras j le Xe avait sa chapelle à Plancques, harucaa de la dépendance de Lanwin, et le 3.e k Raches. Notre-Dame des Aifligôg était spécialement visitée aux Pâques et a la Pentecôte , et St Fiacre a la fia d'août , et au commencement de septembre.
CONFRERIES DE DÉVOTION Etablies a Douai.
1. Les confréries de Notre-Dame du Mont- Carmel étaient établies chez les Carmes-Chausses et Déchaussés ; elles dataient de l'institution de ces maisons en ville.
2. La confrérie de Notre-Dame du Rosaire avait été érigée, chei les PP. Dominicains. Elle comptait déjà , dès son origine, les personnages les plus distingués de la ville.
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3. Le tiers-ordre de St François se tenait dans le chapitre des Récollets- Wallons. Oo y admettait les personnes des deux sèxes t mariées ou célibataires.
4« La confrérie de Notre. Dame Auxiliatrice était instituée chez les Capucins , et les jeunes filles qui ta formaient se donnaieut beaucoup de peine , lors de la procession que
année , dans la rue d'Àrras.
5. Confréries de St Roch. , Chaque rue avait la sienne* Ce saint avait jadis remplacé St Eloi , qu'on intercédait pour être préservé de la peste.
Outre ces confréries de voisinage , il en existait une aux Trinitaires. Les personnes en place qui la composaient, assistaient, un cierge en main , à la procession que ces Chanoines Réguliers faisaient dans la ville , le 16 août de chaque année.
6. Confréries des Trépassés. H en existai! dans chacune des paroisses de la ville, à la réserve de celle de St Àmé. La confrérie de la paroisse de St Nicolas avait cela de particulier, qu à la rentrée de la procession qui se faisait hors de l'église, le a novembre,
DES HÀBTTÀNS BE DOUAI. 6g3 ladite église était illuminée de petites chan* délies bien alignées sur son pourtour.
7. Chaque paroisse avait sa confrérie du St Sacrcmeut. Il existait cependant une grande et une petite confrérie à St Amé. Les membres de la i.*'e ne figuraient que le jour et durant l'octave du St Sacrement : alors ils portaient le dais, faisaient la quête, et avaient des flambeaux chargés de papier bleu. Les membres de la 2.9 confrérie faisaient le service habituel de toute l'année, et leurs cierges n'avaient que du papier fleuragé ea or. Les personnes les plus distinguées de la ville par leur rang , formaient la grande confrérie , et d'honnêtes bourgeois composaient la seconde.
8. Avec les PP. de la société de Jésus sont disparues les sodalités affectées à chaque classe d'enseignement, et surtout celle dite la sodalité des Saints , dans laquelle une infinité de personnes des deux sèxes de la ville s'était enrôlée.
g. Confrérie de l'Immaculée Conception»
Elle célébrait ses offices aux Récollets-Wallons ; elle était composée d'avocats et de procureurs. Le prince annuel était chargé de
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donner chaque année un repas splendide et frayeux, a ses confrères et aux Récollets.
io« Confrérie de Notre-Dame des Sept- Douleurs chez les mêmes Récollets. Elle fut établie le ia janvier iSyi. La i.e,esolemnité eut lieu le dimanche après les Rais. On y lut des chants royaux et des ballades eu l'honneur de la Vierge. Des prix et des ùffiquets d'argent furent décernés aux anfeuri des meilleures productions. Long-temps ayant 1790 , cette confrérie avait cessé d'exister.
' 11. Confrérie de Ste Dorothée. Elle fut formé en i663, dans l'ancienne paroisse de St Jacques , par des fleuristes et par des amateurs. Elle ^Vë divisa en deux sections en 17 16; Tune se fixa à St Pierre, puis aux Récollets-WhUons , elle cessa d'exister vers 1757; l'autre, qui sfest maintenue jusqu'au commencement de 1793 , se tenait , dès 1720 , aux Rccollets-Anglais. Elle était composée de 12 membres. Le 6 février 1767, elle célébra 1 'année séculaire de sou érection. .Voyez page 5-jg.
1 2. Confrérie des Clercs-Parisiens. Vojez pages 74 } 3xx et 35a.
cbs habitant db douai. 6g5